28 octobre 2010

Barfleur: Le port / Chez Buck


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Le port de Barfleur, sujet dont on ne se fatigue pas, parce que jamais pareil: le ciel, la marée, la lumière, les bateaux, tout change tout le temps.
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Pour un repas de crêpes à Barfleur, on va toujours Chez Buck.

La vieile maison de pierre, face au port de Barfleur, est accueillante. L'été, quand il fait beau, on s'installe dehors, sous les parasols de la terrasse aménagée. S'il fait trop frais, on savoure nos crêpes dans la salle chaleureuse, où pierres apparentes et boiseries sombres se marient à merveille. On y est un peu serré, mais ça ne fait qu'accentuer l’ambiance cosy.
Si les crêpes ne sont pas pour vous, vous trouverez des grillades, des plats de poisson, et bien sûr, des moules de Barfleur.
Et n'hesitez pas à prendre une bonne bouteille de cidre bouché, venu tout droit d'une ferme de la région.



The harbor at Barfleur, a subject we never get tired of photographing, as it never looks the same: the sky, the tides, the light, the boats, everything changes all the time.
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For a nice meal of crêpes in Barfleur, we always go to Chez Buck.

The anciemt stone house, just across from the harbor, is appealing. In summer, when the weather is warm, we sit under the umbrellas on the terrasse. If it's too cool, we step inside to savor our crêpes, in the warm room with its local stone walls and dark wood beams. It is tiny, and there is not much room between tables, but this is part of the charm.

If crêpes are not for you, you can choose from delicious grilled dishes, fresh fish platters, and, of course, Barfleur mussels.

And don't hesitate to order a bottle of Normandy cider. It comes straight from a local farm.




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25 octobre 2010

Côte des Iles: Diélette, Toutes voiles dehors /Le Bouche à Oreille


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Le ciel est sombre sur le Cap de la Hague, mais le soleil brille à Diélette. Le grain est passé, et un catamaran de l'école de voile à l'équipage aventureux fait voile vers le large.
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A 500 m. du port de Diélette, face au petit marais où coule la Diélette et où vivent de belles espèces d'oiseaux, vous trouverez Le Bouche à Oreille, un restaurant sympathique où Michel et Patricia Sanson préparent les produits régionaux sur le feu de bois dans la cheminée de pierre blanche, piéce de résistance de la salle décorée sur le thème de la nature.

Michel, le chef, a participé au concours de la CONFRERIE du HOMARD en CÔTE des ILES. Il a servi une Salade froide de homard rivet aux herbes fraîches du jardin et huile de homard parfumée au combawa, qui lui a valu un Grand Prix d'Honneur. Allez lui rendre visite.




The sky is dark over the Cape of la Hague, but the sun is shining on the harbor of Diélette. The storm has passed, and a catamaran from the sailing school with an adventurous crew is sailing out to the open sea.
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Less than half a mile from the harbor of Diélette, across from a small marsh fed by the river Diélette and inhabited by numerous species of birds, you will find the Bouche à Oreille, a small cozy restaurant where Michel and Patricia Sanson prepare regional dishes on the wood fire of the stone fireplace that is the centerpiece of the dining room.

Michel, who is the chef,participated in the competition organized by the CONFRERIE du HOMARD en CÔTE des ILES (Guild of the Islands Coast lobster). He served a cold salad of lobster with fresh herbs and lobster oil perfuned with combawa, which earned him a Grand Prize.




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20 octobre 2010

St-Vaast-la-Hougue: L'avant-port/ Les Fuchsias


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Ciel de plomb, mer d'émeraude, et le long de la digue, quelques chalutiers bien alignés.
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A St-Vaast-la-Hougue, l'ancien relais de poste du 19e s. dont la façade est couverte de Fuchsias centenaires, est devenu l'Hotel de France et Restaurant les Fuchsias. Depuis 1950, la famille Brix gère cet éblissement renommé pour son charme et sa cuisine gastronomique, subtile et créative, où le chef Mathieu le Tinier marie avec assurance les produits de la mer et du terroir Normand.



Leaden sky, emerald sea, and, along the jetty, a thin line of trawlers.
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At St-Vaast-la-Hougue, the old inn from the 19th c, its walls covered with ivy and fuchsias, is now the Hotel de France and Restaurant les Fuchsias. Since 1950, the Brix family runs this landmark establishment well known for its charm and its gastronomy, subtil and creative, where Chef Mathieu le Tinier weds with ingenuity seafood and fresh products from the Brix's own farm and other local purveyors.



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15 octobre 2010

Gatteville: Le phare / Paul Signac


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La route, étroite et sinueuse, se termine devant l'esplanade du phare de Gatteville. Il faut continuer à pied, et s'aventurer sur les galets de granit.
Même si le ciel est maussade, et que le vent vous fait perdre l'équilibre, la vue sur le phare vaut bien une photo.
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Paul Signac est, avec Georges Seurat, l'inventeur du pointillisme.
Epris de la mer, Signac s'installe à Barfleur en 1932, dans une maison qui donne sur le port. Juste derrière, à quelques pas de la plage, il a une belle vue sur le phare de Gatteville. En 1934, il peint cette petite huile sur carton, qui est aujourd'hui au musée de Cherbourg.







The narrow and winding road ends abruptly in front of the lighthouse at Gatteville. From there, you have to continue on foot on the granite pebbles that line the shore.
Even if the sky is grey and the wind is pushing you down, the view of the lighthouse is well worth a picture.
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Paul Signac is, with Georges Seurat, the inventor of Pointillism.
He always loved the sea, and in 1932, he buys a house right on the harbor in Barfleur. From the beach, a few steps from his backyard, he enjoys a wonderful view of the lighthouse at Gattevile, a few miles to the North.
In 1934, he paints this small work on cardboard, which is now at the Art Museum in Cherbourg.



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11 octobre 2010

La Hague / L'Auberge de Goury


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On saute les murets de pierre, on traverse les haies remplies de ronces et d'aubépines, à travers de longs champs où broutent des vaches normandes paisibles, on quitte la mer et on monte dans la campagne.
Au détour d'une barrière en bois, on se retourne sur le port de Goury et le phare du Cap de la Hague.

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Ancrée sur les galets du port, l'Auberge de Goury fait face à la mer, sur ce bout du monde qu'est la Pointe de la Hague.
On y rêve de grand large, et on y déguste des produits de la mer ruisselants de fraicheur.
Et qui mieux que Didier Recoin, qui vit près d'ici, pour l'introduire:

Peut-être êtes-vous de ces poètes qui se plaisent à faire rimer leur repas avec l'état de la mer.
Qui, les jours de vagues folles, choisissent le bar fraîchement capturé dans les remous. Qui s'enchantent d'associer le bleu des homards au temps bleu. Qui lorsque le raz blanchard est vert de rage, dégustent l'émeraude de quelques huîtres calfeutrées dans la nacre de leur petite mer si paisible (elle !) et si goûteuse. Qui en automne, ne jurent que par la soupe de poissons dont la rousseur s'accorde aux couleurs de la lande. Qui, par vent de grande froidure, se réconfortent d'un chaleureux gigot des agneaux bien laineux de notre Hague....





You jump over the low stone walls, you make your way through the hedgerows full of thorns, you walk across fields where cows graze.
You leave the sea and enter the countryside. By a wooden gate, you look back on the tiny harbor of Goury and the lighthouse at the Cape of La Hague.
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Anchored on the pebbles of the harbor, the Auberge de Goury faces the sea, on this piece of land at the end of the world we call Cap de la Hague. There we dream of ocean voyages and savor fresh seafood.
And who else than the writer Didier Recoin, who lives nearby, to introduce ths restaurant:

Maybe you are one of those poets who love to rhime their meals with the moods of the sea.
Who, when the waves jump over the reefs, choose a seabass just caught in the currents.
Who love to match the blue of a lobster shell with a blue sky.
Who, when the Raz Blanchard is green with rage, savor the emerald of a few oysters nestled in the whiteness of their own tiny sea, so peaceful and so delicious.
Who, in the fall, swear by the fish soup with its ruby colors to match those of the moors.
Who, when an icy wind blows, warm themselves with a savory leg of lamb from a well-fed and woolly sheep from La Hague...



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6 octobre 2010

Plages du Débarquement: La Pointe du Hoc


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Pas facile d'obtenir un bon point de vue du bout de la Pointe du Hoc puisqu'on ne peut pas s'approcher du bord de la falaise. Cette vue est prise au téléobjectif depuis la limite du site du coté Est.

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Cela fait 9 ans que l'accès au poste d'observation allemand au bout de la Pointe du Hoc, au bord de la falaise, était interdit.

Mais, en février 2010, le Congrès américain a débloqué 4 millions d'euros pour renforcer la falaise. En charge du site, l'American Battle Monument Commission a fait appel à une entreprise spécialisée en travaux à flan de montagne.
Après avoir enfoncé 5km de barres d'acier, coulé 500 tonnes de béton, et redonné à la façade de la falaise son aspect naturel, le chantier est presque achevé.
Une fois les graines prélevées sur le site semées, le chemin de promenade sécurisé et l'éclairage mis en place, ce qui est prévu pour la fin novembre, les visiteurs auront à nouveau accès au blockhaus.



It's not easy to get a clear view of the tip of the point du Hoc, as it is not possible to get close to the edge of the cliff. This image was taken with a telephoto lens from the far end of the site, on the East side

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It has been 9 years since the German observation post at the tip of the Point du Hoc, at the summit of the cliff, has been closed to the public.

But in February 2010, the US Congress granted 4 million euros to re-enforce the cliff face. The American Battle Monument Commission which manages the historic site contracted with a company specializing in construction work on mountain slopes. After having sunk 3 miles of steel bars and 500 tons of concrete, and restored the cliff face to its natural appearance, the work is just about finished.
Once the seeds collected on the site have germinated, the paths laid out and the lighting installed, visitors will again have access to the German blockhaus in late November.



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1 octobre 2010

Le Mont-Saint-Michel / La Mère Poulard


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Une journée nuageuse, un vieux bateau qui attend la marŕe montante.

L'abbaye du Mont-St-Michel s'élève vers le ciel derrière un rideau de hautes herbes.
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La « Mère Poulard » est née Anne Boutiaut le 16 avril 1851 à Nevers. En 1872, elle arrive au Mont-St-Michel avec la famille de son patron, architecte en chef des Monuments Historiques. Elle fait la connaissance du fils du boulanger du Mont, Victor Poulard, et ils se marient le 14 janvier 1873 en l'église Saint-Philippe-du-Roule de Paris.

Après leur mariage, le couple Poulard décide de prendre en gérance un établissement modeste du nom de l'« hostellerie de la Tête d'Or ». Mais le monde n'afflue pas. C'est alors qu'Annette trouva l'idée de faire patienter les quelques clients en leur offrant une omelette de sa confection en attendant le plat principal.

Cuite dans le feu de bois sec qui flambe dans l'âtre, en un tour de main d'une suprême élégance, Madame Poulard confectionne une omelette rosée, baveuse, fumante et savoureuse à souhait, et qu'elle offre elle-même à ses hôtes.

Et la maison prospère.

En 1888, Victor et Annette Poulard quittent leur ancien établissement pour acquérir l’« hôtel du Lion d'Or ». Ils le font démolir pour édifier un hôtel imposant et fonctionnel qui prit pour enseigne : « À l'omelette renommée de la "Mère Poulard". »

Ainsi naquit une légende!

Bon Appétit!




A cloudy day, an old sailboat waiting for the rising tide.

The abbey of Mont-St-Michel rises from behind a curtain of tall grass.

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The « Mère Poulard » real name was Anne Boutiaut. She was born on April 16, 1851 in Nevers. In 1872, she arrives in Mont-St-Michel with the family of her employer, architect in chief of France's Historic Monuments. She soon meets the son of the local baker, Victor Poulard, and they get married on January 14, 1873 in the church of Saint-Philippe-du-Roule in Paris.

After the wedding, the couple returns to Mont-St-Michel and they lease a modest hotel, the "hostellerie de la Tête d'Or". But business is slow, until Annette gets the idea to offer her customers an omelet while they wait for their main dish.

Cooked by Madame Poulard herself, expertly and elegantly, on the wood fire burning in the fireplace of the main dining room, the omelet is beautiful and delicious.

And it is a great success.

In 1888, Victor and Annette Poulard leave their modest hotel and buy the Hôtel du Lion d'Or. They have it demolished, and build in its place a new hotel, big, imposing and very modern. Their sign reads: "The home of the renowned omelet of the Mere Poulard".

Thus a legend was born!

Bon Appetit!






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