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19 mars 2012

La Hague: La Baie d'Ecalgrain à marée basse/Le Clos des Rosiers


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Vue du Nord, la Baie d'Ecalgrain s'allonge le long des pentes vertes couvertes de bruyères et de fougères.

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Entre Cherbourg et la Baie d'Ecalgrain, dans le village de Hartinvast, Marie-Antoinette et Jack Coupey ont créé un remarquable jardin, Le Clos des Rosiers.

Du bleu intense envoûtant de la floraison du Rhododendron Augustinii fin avril à l’embrasement spectaculaire des érables du Japon en automne, ce petit jardin très opulent recèle d’intérêt tout au long de la belle saison.

Son apothéose en juin au moment de l’épanouissement des 130 rosiers en compagnie de maintes vivaces. Puis vient le temps des hydrangeas. Un éden magique que Jack a démarré il y a plus de 20 ans et qu’il entretient aux petits oignons depuis sa retraite (2004).

Les 14 et 15 Avril, pour les journées Cotentin Côté Jardin, Le Clos des Rosiers attendra votre visite. Sept autres jardins du Cotentin seront ouverts. Visitez le site internet ICI pour tous les renseignements.



Seen from the North, the Bay of Ecalgrain stretches along the green slopes covered with briars and ferns

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Between Cherbourg and the bay of Ecalgrain, in the village of Hartinvast, Marie-Antoinette and Jack Coupey have created a lovely garden, the Clos des Rosiers.

From the intense blue of the flowers of Rhododendron Augustinii in late April to the showy flames of Japanese maples in the fall, this small luxuriant garden will captivate you all through the growing season.

It reaches its peak in June when 130 rose bushes are in full bloom, along with a wonderful collection of perennials. A magical garden that Jack started over 20 years ago, and now that he is retired, he can dedicate most of his time to its cultivation.

On April 14 and 15, for the Cotentin Côté Jardin celebration, the Clos des Rosiers will welcome you, along with seven other gardens in the region. Visit the internet site HERE for more information.


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6 décembre 2011

La Hague: Baie d'Ecalgrain: On y danse, on y danse /Les Déferlantes


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Sur la plage de la Baie d'Ecalgrain, dans La Hague, une fillette tourne et danse dans les mares d'eau abandonnées par la marée basse.

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"Dans ce bout du monde, j'ai une balade qui est pour moi la plus belle qui soit. Je pars du petit port de Goury par un chemin côtier bordé de murets de pierre sèche, un peu comme ceux que l'on trouve le long des petites routes irlandaises. Là, face à la mer, des jardinets potagers tirés au cordeau offrent une touche de délicatesse dans un paysage qui peut être d'une violence terrible. Passé les maisons de pays du hameau de la Roche, granit sombre et toitures de schiste bleu, toutes tassées les unes aux autres, le sentier douanier, en équilibre sur le bord des falaises, sinue en balcon sur l'océan. Les oiseaux piaillards que vous entendez, vous signalent l'arrivée dans la baie d'Ecalgrain .."

Claudie Gallay est dauphinoise écrivain et institutrice.

Elle découvre la Normandie, et particulièrement La Hague, qui lui inspire 'Les Déferlantes', paru en 2008, un roman gris comme le ciel et la mer qui lui servent de décor, comme les humeurs et les âmes des habitants des lieux.



On the beach of the Ecalgrain Bay, in the Hague region at the tip of the Cotentin peninsula, a little girl dances in the puddles of water left behind by the ebbing tide.

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"In this place at the end of the world, I cherish a short hike which is, for me, the prettiest of all. I leave from the tiny harbor of Goury on a path along the shore lined with low stone walls, like the ones we see along Irish roads. Facing the sea, small vegetable gardens, neatly laid out, show a delicate touch in a landscape that can unleash a terrible violence. Past the houses of the village of La Roche, somber granite walls and bluish slate roofs, all huddled together, the path, perched on the edge of the cliffs, is like a long balcony with an ocean view. And then the birds sing, and you arrive at the baie d'Ecalgrain .."

Claudie Gallay was born in the Alps, she writes novels and teaches elementary school. She discovers Normandy, and especially La Hague, which gives her the inspiration for 'Les Déferlantes', published in 2008, a novel grey like the sky and the sea that are its setting, grey like the souls and the moods of the people of the region.


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19 juin 2011

Grandcamp: Coucher de soleil sur la plage./ Chambres d'hote Manoir de l"Hermerel

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Tard le soir, sur la plage de Grandcamp-Maisy, le soleil baisse sur le Cotentin et la jetée du port devient sombre silhouette.
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Juste en dehors de Maisy, un château aurait existé sur le site de l'Hermerel depuis le Vè siècle. Et il fut détruit pendant la Guerre de cent ans pour une histoire d'amour: Le Sieur Bacon du Molay Littry allait donner sa fille Jeanne en mariage à Geoffroy d'Harcourt quand il meurt soudainement. Jeanne, qui ne voulait pas de cet homme âgé coléreux et boiteux, demande conseil à l'Evêque de Bayeux, qui lui recommande d'épouser son neveu, le jeune seigneur de Briquebec, propriétaire du château de l'Hermerel. Geoffroy, furieux, s'allie aux anglais et débarque dans la baie des Veys. Il détruit tous les châteaux de la région d'Isigny, y compris l'Hermerel. Geoffroy d'Harcourt restera aux côtés du Roi d'Angleterre jusqu'au jour de la bataille de Crécy. Le soir de la bataille, Geoffroy d’Harcourt reconnut le corps de son frère tué dans les rangs français. Alors qu’il est l’un des principaux artisans de la victoire anglaise, le remords le pousse à rejoindre le camp de son frère.

Le manoir actuel fut construit au XVe siècle. Complètement restauré par François et Agnès Lemarie, vous y passerez une nuit en pleine campagne dans une des quatre chambres confortables. Les petits déjeuners sont pris autour de la grande table familiale face à la cheminée monumentale de l'ancienne cuisine du manoir, et Agnès se fera un plaisir de vous faire découvrir la ferme laitières et toutes les facettes du métier d' agriculteur.



Late in the evening, in the summer, on the beach at Grandcamp-Maisy, the sun goes down over the Cotentin peninsula and the jetty becomes a thin dark silhouette.
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Just outside Maisy, there was a castle on the site called l'Hermerel since the 5th c. It was destroyed during the Hundred Years War because of a love story.
Sir Bacon du Molay Littry was going to marry his daughter Jeanne to Geoffroy d'Harcourt when he suddenly died. Jeanne, who disliked her future husband, who was old, lame and bad-tempered, went for advice to the bishop of Bayeux, who suggested that she wed his nephew, the young Lord of Bricquebec, owner of the castle at l'Hermerel. Geoffroy, furious, allied himself with the English, and landed with their invading army in the bay near Isigny. He destroyed all the castles in the area, including l'Hermerel. Geoffroy d'Harcourt stayed with the English King until the battle of Crécy. That evening, he found the body of his brother, who was killed fighting for the French. Even though he was one of the leaders of the English forces, Geoffroy, filled with remorse, rejoined the French camp.

The manor house of to-day was built in the 15th c. Completely restored by the current owners, François and Agnès Lemarie, you will be able to spend a lovely night in the countryside in one of the four comfortable rooms. Breakfast is served at the family table in front of the huge fireplace in the old kitchen. And Agnès will be happy to show you what goes on in a dairy farm and tell you all about the job of a dairy farmer.

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19 avril 2011

Côte du Cotentin: La plage de Carolles / La vallée des peintres

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Venant de Granville, la pointe de Carolles est le dernier promontoire rocheux avant la baie du Mont-St-Michel. Et quand on regarde vers le nord, les belles plages de sable de Carolles, Jullouville et St-Pair s'allongent jusqu'à la pointe de Granville.

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Dans une maison de caractère, un ancien presbytère entièrement renové, Sophie Decaix et Christian Tournier et leur équipe vous recoivent avec grand plaisir comme un dimanche à la campagne à l'Auberge de la Vallée des Peintres.

Vous pourrez y apprécier la cuisine d'autrefois de Christian qui éveillera vos papilles avec des plats oubliés, et une cuisine généreuse autour de la pomme et du cidre. Aux beaux jours vous pourrez apprécier la douceur du jardin et de la terrasse...
Dans le superbe jardin, on choisit le menu palette à la main ou sur chevalet, des menus nommés Gauguin, Cézanne ou Van Gogh, et la cuisine est aussi belle que savoureuse.

Le pavé de boeuf au camembert s'accompagne d'un verre de cidre. La même boisson servira la poelée de pommes flambée au Calvados.

A l'origine la Vallée des Peintres se nommait Vallon Bouvet au XVIIIème siècle, et Ravin de la Tésorerie au XIXème siècle. Avant 1840, c'était la vallée la plus sauvage et la plus nue de la contrée.

Vers 1840, une carrière de granite fut ouverte au coeur de la Vallée en vue d'extraire des pavés pour les trottoirs de Paris et des pierres de grande dimension pour les bassins du port de Granville. Quand la carrière ferma, son propriétaire planta des arbres dans la vallée.

Depuis lors, c'est l'un des sites les plus pittoresques de Carolles, lieu d'élection des peintres au début du XXème siècle, et auquel les habitants on donné le nom de "Vallée des Peintres" vers 1900, époque où ils voyaient souvent des ombrelles blanches abritant des chevalets. En effet concurremment avec l'afflux des baigneurs, Carolles a bénéficié depuis 1860 de l'attrait exercé par ses sites pittoresques sur les artistes, peintres et sculpteurs.

Citons le sculpteur Jules Blanchard, les peintres Edmond Debon, Emile Dardoize et son gendre Ernest Simon, dont le fils Jacques Simon avait son atelier à "la Bellengerie", Constantin Leroux, Baudoux, Pierre Berthelier, Albert Depré, René Durelle, les sculpteurs Etienne Leroux et Henri Delaspre et l'architecte Victor Petitgrand.

La vallée des peintres a aussi sa légende: ce vallon était hanté par les Lavandières, fées au gantelet de fer qui volontiers frappaient les indiscrets attirés, à la nuit tombante, par le bruit harmonieux de leurs battoirs.


When you drive from Granville, the point of Carolles is last rocky escarpment before you enter the bay of Mont-St-Michel. And when you look back, you gaze at a vast expanse of sand, the beaches of Carolles, Jullouville and St-Pair stretching all the way to the point of Granville.

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In a typical house of the region, an ancient presbytery completely restored, Sophie Decaix and Christian Tournier and their team can make you feel like spending a Sunday in the country at their Auberge de la Vallée des Peintres.

There, you can enjoy the treditional dishes and forgotten recipes cooked up by Christian where cider and apple are king and queen. And when the weather is nice, you will appreciate the lovely garden.

You will select your menu from an artist's palette or from an easel, and your choice - named after Gauguin, Cézanne or Van Gogh - will be as pretty as it is delicious: The steak grilled with Camembert comes with a glass of cider. And Calvados fires the flambeed apple dessert.

In the 18th c., the Painters' Valley was called Vallon Bouvet, and then Ravine of the Tésorerie. Before 1840, it was the most deserted and bare valley in the area.

Around that time, a granite quarry was opened in the valley, to provide cobblestones for the sidewalks of Paris and huge blocks for the harbor of Granville. When the quarry closed down in the early 20th c., the owner planted trees all over the valley.

Since then, it has become one of the most picturesque corners of Carolles, a favorite of painters and artists. And so, the name was changed to Valley of the Painters.

Some of them were well known in the region: sculptors Jules Blanchard, Etienne Leroux and Henri Delaspre, painters Edmond Debon, Emile Dardoize and Ernest Simon, whose son, Jacques Simon, kept his studio at "la Bellengerie", Constantin Leroux, Baudoux, Pierre Berthelier, Albert Depré, René Durelle, and the architect Victor Petitgrand.

The vally has also its very own legend: it was haunted by the Lavandières, nasty fairies with iron gloves who attacked those foolish enough to wander in the valley at night, attracted by the harmonious rythms of their washboards.


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8 février 2011

La Hague: Baie d'Ecalgrain / Chambres d'Hôtes au Domaine du Mont Roulet


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Quand on prend la route étroite et sinueuse qui quitte Auderville, on arrive en quelques minutes au sommet de la pointe du Houpret.

Et là, on a envie de s'arrêter, et de contempler l'arc magnifique de la baie d'Ecalgrain.
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Dans une demeure de caractère typique de la Hague, Béatrice et Philippe Gasnier vous accueillent au Domaine du Mont Roulet, au cœur du petit village d’Auderville, à deux pas du sentier des douaniers et de la baie d'Ecalgrain.

Vous y trouverez deux chambres confortables, l'une fait face au splendide parc arboré, l'autre offre une vue sur la mer.

Et le petit déjeuner, servi dans la grande cuisine familiale, rime avec confitures maison et produits du terroir.






When you leave Auderville by the narrow twisting road, it takes just a few minutes to reach the top of the Houpret Point.

And there, you'll want to stop and admire the magnificent arc of Ecalgrain Bay.

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In a typical country house of La Hague region, Béatrice and Philippe Gasnier run the Bed and Breakfast of the Domaine du Mont Roulet, right in the small village of Auderville, a few steps from the hiling trails along the cliffs and the Ecalgrain Bay.

There, you have the choice between two comfortable rooms, one facing the pretty manicured garden, the other with a view of the open sea.

And breakfast, served in the large family kitchen, rimes with homemade jams and local fare.




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16 décembre 2010

Grandcamp: Soleil couchant sur la baie / La Marée


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La plage de Grandcamp, vue de la jetée, en fin d'après-midi.
Tranquille et reposante.
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Vous cherchez un bon petit restaurant sur le port, où la cuisine est raffinée et bien présentée? Allez à La Marée, à Grandcamp: Vous y goûterez une cuisine aux spécialités régionales dans une ambiance à la fois décontractée et professionnelle.
Frédéric Lêvéque, chef et patron, vous embarque pour une croisière gastronomique inspirée du terroir normand et où les produits de la mer sont rois, du st-pierre au bar de ligne, en passant par un luxurieux plateau de fruits de mer.

Et le soir, vous êtes invités au coucher du soleil, quand la lumière sur le port est toujours très jolie.

Visitez Grandcamp à grandcamp-maisy.com



The beach at Grandcamp, as seen form the jetty, in late afternoon.
Serene and restful.
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You're looking for a small restaurant, right on the harbor, where the cuisine is refined and well presented? Go to La Marée, in Grandcamp: You will savor regional specialties in a professional and relaxed setting.
Frédéric Lêvéque, chef and owner of the restaurant, will take you on a gastronomic voyage thru the Normandy countryside and the bounty of the sea, from St-Peter's fish to line-caught seabass, without missing on the scrumptious shellfish, crab and lobster platter.

And in the evening, you're invited to a fabulous sunset on the harbor, when the light is at its best.



Visit Grandcamp at grandcamp-maisy.com

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22 novembre 2010

Utah Beach / Le Roosevelt


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A marée basse, la mer va loin à Utah Beach. On se promène pendant des heures sur les bancs de sable où les vagues ont gravé leurs propres souvenirs.
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Où peut-on manger à deux pas d'un blockhaus allemand? Au Roosevelt, à Utah Beach. Le propriétaire, M. Franck Méthivier, a aménagé cette relique de la guerre, attenante à son restaurant, en musée à la mémoire des soldats américains qui en avaient fait un centre de communications juste après le Débarquement.

Après la guerre, la maison de pêcheurs devint un restaurant, et le blockhaus servit de cave à vin et de garde-manger.

Puis, en 1994, lors du 50e anniversaire du Débarquement, deux vétérans de ce groupe visitèrent la cave. Une lampe électrique et quelques bougies firent apparaître sur le mur de gauche un nom puis un autre. Se produisit alors un frénétique déménagement de bouteilles, jusqu'à ce qu'apparaissent finalement les noms des 18 membres du groupe qui étaient là en 1944.

Au long des années, M. Méthivier a restauré l'intérieur dans son aspect de 1944. Le bunker regroupe maintenant un équipement radio, des photos d'anciens occupants, ainsi que des souvenirs de l'époque.



At low tide, the sea goes very far out on Utah Beach. You can walk for hours with only the wind and the seagulls, on the sand banks where the waves have carved their own memories.
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Where can you have a meal just a few steps from a German bunker? At the restaurant Le Roosevelt, at Utah Beach. The owner, Franck Méthivier, has restaured these remains from the war, part of his building, as a museum dedicated to the memory of the group of American soldiers who used it for a communications center in 1944.

After the war, the fisherman's house became a restaurant, and the bunker became the wine cellar.

Then, in 1994, during the 50th Anniversary of D-Day, two veterans from that group stopped by and asked to visit the bunker. With a flashlight and a few candles, they discovered a name carved in the concrete, then another. Frantically, they moved bottles around, and found the names of all the servicemen in their group.

In the following years, Mr. Méthivier restored the inside of the bunker as it was in 1944, with the radio equipment, photos and souvenirs from that time.



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17 septembre 2010

Côte du Cotentin: La pointe d'Agon


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Il n'y a pas beaucoup de plages ausssi désertes que la pointe d'Agon.
On est parti du phare, on a suivi la Sienne jusqu'à son embouchure, on a marché un bout de temps au bord de la mer avant de retracer nos pas.

On n'a vu que des mouettes.

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D'abord, il y eut un fort, construit en 1747 pour défendre l'entrée du Havre de Regnéville.

Mais il est vite endommagé par les tempêtes et il est détruit dès 1776.

Puis, en 1854, on construit, au même endroit, le phare que l'on voit aujourd'hui.

Selon le capitaine Le Roi, regnévillais et plus de vingt fois cap-hornier, la pointe d'Agon s'étant considérablement étendue vers le sud au fil des ans, les navires qui entraient ou sortaient du havre de Regnéville passaient, avant la guerre de 1914-1918, à moins de cent mètres du phare.

Maintenant, la passe est à un bon kilomètre plus au sud.





There are not many beaches as deserted as the Point of Agon in the Cotentin peninsula.

We had left the car near the lighthouse, we had walked on the hot sand along the river Sienne until it meets the sea, and then followed the lowering tide along the beach.
After a while, we had retraced our steps.

We had met only seagulls.

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At first, there was a fort, built in 1747 to defend the access to the bay of Regnéville.

But it is quickly damaged by storms, and as early as 1776, it is completely destroyed.
And then, in 1854, at the same location, a lighthouse, the one you can still see today, is erected.
According to Captain Le Roi, a regnévillais who sailed around Cape Horn more than 20 times, the Point of Agon expanded rapidly south over the years: Before the first world war, ships entering the bay would sail within a hundred yards of the lighthouse.

Today, the entrance to the bay is more than a half-mile further south.



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8 septembre 2010

Côte des Iles: La plage d'Hatainville


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Immense et déserte, la plage d'Hatainville s'étend du pied de la pointe de Carteret jusqu'à l'horizon.
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Les dunes d'Hatainville sont presque intégralement situées sur le territoire des Moitiers d'Allonne, commune étendue, de faible population et en grande partie bocagère et agricole. Le site dessine approximativement un rectangle d'environ 5 km sur 1,5 km.

Le massif dunaire d'Hatainville atteint 80 m d'altitude au maximum. Il s'appuie sur une falaise fossile qu'il a en partie nappée. Cette formation de " dunes perchées " est l'une des plus spectaculaires en Europe. Elle est le résultat de l'histoire géologique et climatique armoricaines et notamment de la remontée progressive du niveau marin consécutive à la dernière glaciation.

Les paysages dunaires marquent une lente évolution vers le bois, comme on le voit ici à Hatainville:

Le haut de plage regroupe une végétation éparse composée d'espèces annuelles résistant aux embruns et recherchant les endroits riches en nitrates provenant des algues.

La dune embryonnaire et la dune vive accueillent une végétation pionnière, s'implantant dans des conditions difficiles. L'Elyme des sables trouve ici l'une de ses dernières stations vers le sud et l'ouest. Cette plante protégée au plan national est accompagnée du Liseron des sables, de l'Euphorbe, du Pourpier des mer, etc... L'oyat, plante typique de la dune vive, demeure l'espèce fixatrice majeure de la dune bordière accompagnée de la Fétuque, du Chardon bleu des dunes et de l'Euphorbe.

Les landes à fougère aigle occupent les retombées des dunes perchées. Cette plante est considérée sur le site par certains chercheurs comme une relique forestière, préfigurant le stade boisé. La fougère se maintient grâce à son rhizome profond. Le bétail refuse également de la pâturer.

Les fourrés dunaires sont constitués du prunellier, du troëne, de l'aubépine, de la ronce, de l'églantier et de l'ajonc. Ils représentent une transition entre le stade herbacé et la zone arborée. Les fourrés s'abritent dans les dépressions (pannes), en retrait de l'actuelle ligne de rivage ou au pied de la falaise fossile. Les dépressions les plus humides abritent le saule roux-cendré en forte densité.

Des cyprès de Lambert ont été plantés en guise de brise-vent, mais les pins noirs constituent un boisement original sur la hauteur dominant la partie méridionale du site.




Immense and deserted, the beach at Hatainville stretches from the foot of the point of Carteret to the horizon.
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The dunes of Hatainville are almost completely located in the municipality of Les Moitiers d'Allonne, sparsely populated, and occupy a rough rectangle 0r 3 miles by 1 mile.

The dunes reach a height of 250 feet, as they climb up an ancient cliff. They form the most spectacular area of such "suspended" dunes in Europe.

The landscape at Hatainville shows a slow evolution toward the forest:

Just above the beach, the vegetation consists of a few species that resist the salty air and that can survive in pockets rich in nitrates from decomposing algae.

Furthere up, dune grasses fix the sand in place. Along the slopes of the ancient cliff, ferns have established themselves. With their deep rhyzomes, they can reach out for water deep below the surface. In the depressions, some low bushes manage to take root and thrive. When water is near the surface, willows appear in dense thickets.

Lambert cypresses have been planted to protect the dunes from the wind, but the natural environment on higher ground consists of pine trees, especially on the southern slopes of the site.



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30 août 2010

La Hague: Baie d'Ecalgrain / Les Déferlantes


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La mer baisse dans la Baie d'Ecalgrain, laissant derrière elle un miroir où les collines admirent leur couverture de bruyères.
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L’héroïne du roman a fui Avignon, qui lui est devenu insupportablement douloureuse, pour la Hague où elle observe les oiseaux. La nature ici est rude et hostile, le vent omniprésent, mais elle a besoin de solitude pour quelque temps et cet environnement lui convient parfaitement.

Son quotidien s’écoule sans accroc, entre les falaises où elle se replie, l’auberge de Lili où elle prend ses repas, et la maison qu’elle partage avec Raphaël et sa sœur Morgane. Tous l’ont accueillie et acceptée dans leur univers, sans lui poser de questions. Elle a également sympathisé avec Théo, l’ancien gardien de phare. Existence calme et paisible donc, jusqu’au jour où un étranger vient s’installer en ville.

Il s’appelle Lambert et son comportement intrigue notre héroïne. Est-il réellement un étranger dans cette ville ? Que cherche-t-il ? Et pourquoi certains ici semblent-ils être ennuyés par sa présence, à commencer par Lili ?

Ce roman, c'est Les Déferlantes, de Claudie Gallay. Lisez-le. Vous serez emportés par cette histoire aux multiples rebondissements, où resurgissent souvenirs et fantômes du passé.

Quant à la mer, elle est un personnage à part entière de ce roman. On peut la sentir, l’entendre, la contempler.



The tide is ebbing in the Bay of Ecalgrain, leaving behing a smooth mirror for the hills to admire their colorful blanket of heather.
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The main character in the novel ran away from Avignon, a town which has become absolutely unbearable to her. She comes to la Hague, at the northern tip of Normandy, to study the birds. Here, nature is rough and hostile, the wind blowing for ever, but she needs to be alone for a while, and this corner of the world fits her mood like a glove.

Her daily life passes without any problems, between the cliffs where she can retreat into her thoughts, to the inn where she eats and the little house she shares with Raphaël and his sister Morgane. Everyone has welcomed her and accepted her into their lives, without asking anything. Théo, the former lighthouse keeper, has become her good friend.

And then, one day, a stranger arrives in town. His name is Lambert, and his attitude rubs people the wrong way. Is he really a stranger here? What is he looking for? And why a few inhabitants seem so disturbed by his arrival, including the innkeeper?

The novel is called Les Déferlantes (The Breakers), by Claudie Gallay. Read it, in French, if you have the chance. You will be carried away by this heart-stopping story where old memories and past ghosts come back to life.

And the sea is one of the main protagonists of the story. You can smell it, hear it, gaze over it...





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16 août 2010

Grandcamp: L'Epi / Nouveau site officiel


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L'épi, c'est une icône de Grandcamp. Détruit par les tempêtes voilà trois ans, il a été reconstruit à l'identique.
L'occasion de pouvoir faire encore de nouvelles photos.

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Grandcamp vient d'inaugurer son nouveau site Internet: grandcamp-maisy.fr (A ne pas confondre avec notre site, grandcamp-maisy.com).
Avec le mot d;accueil de M. le Maire, Serge Bigot, vous y trouverez toutes les informations sur la vie municipale et l'activité portuaire, l'histoire et le patrimoine de la commune de Grandcamp-Maisy, les adresses utiles et le programme des activités de loisirs ou culturelles.

Bonne visite!



The wooden jetty is an icon of Grandcamp. Badly damaged by the winter storms a few years back, it has just been rebuilt just it was before.
The chance for a few nice pictures again!

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Grandcamp-Maisy just unveiled it new Inernet site: grandcamp-maisy.fr (Not to be confused with our own site, grandcamp-maisy.com).
With the welcome letter from the mayor, Mr. Serge Bigot, you will find all sort of informations about the town council and its programs, about the harbor, and also the history of the village, useful addresses and a program of cultural activities.
Bonne visite!




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28 juillet 2010

Etretat: La Plage de galets /Philippe Deneufve, Photographe


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Carte postale typique d'Etretat: les falaises, la plage de galets, les barques aux couleurs vives, et un beau ciel bleu. Tout y est!

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Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, la municipalité d'Etretat a lancé un concours photos ouvert aux photographes professionnels ou reconnus.

C'est le photographe et journaliste Philippe Deneufve qui a été retenu.

Pour répondre au thème "Etretat, de l'impressionnisme à la photographie", Philippe Deneufve a entrepris de voir la cité aux trois portes au "naturel". C'est à dire de présenter ce paysage exceptionnel dans les éléments en tentant d'y capter ses lumières, ses nuages, ses changements de temps.

"Pour l'essentiel, j'ai choisi d'appréhender ces dix kilomètres de côte normande comme objet de contemplation ; lâchant l'orientation de mon regard à l'humeur de chacune de mes promenades. Je me suis aussi autorisé à user de cet espace comme décor du comportement de mes semblables. Des petits clins d'oeil qui laissent apparaître des silhouettes dans des situations anecdotiques, qui attirent bien souvent mon attention." (Philippe Deneufve)

Le vernissage de cette exposition a lance de façon officielle la deuxième édition du festival "Les Galetjades d'Etretat". Festivités d'été durant lesquelles seront, entre autres, proposés l'exposition Georges Dufour, la Journée des peintres, le Festival Offenbach, la conférence Jongkind.

L'exposition sera ouverte jusqu'au dimanche 29 août 2010.

Pour plus d'informations sur le Festival de L'Impressionnisme en Normandie, visitez normandie-impressionniste.fr/.



A typical postcard from Etretat: the cliffs, the pebble beach, the brightly-painted rowboats, and a beautiful blue sky. What else would you want!

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For the festival Normandie Impressionniste, the town of d'Etretat organized a photo contest opened to all professional and serious amateur photographers.

And the winner is photographer and journalist Philippe Deneufve.

To illustrate the subject "Etretat, from impressionism to photography", Philippe Deneufve chose to show the site in its natural state, to present the elements of this exceptional landscape while attempting to capture the light, the clouds and the ever-changing weather.

"Essentially, I chose to immerse myself in these 6 miles of coastline as a place of contemplation; adjusting my eye to the mood of each of my walks. I also tried to use the landscape as a witness to the attitudes of my fellow men, with small details that show tiny silhouettes in particular situations which often catch my attention." (Philippe Deneufve)

The opening of this exhibit marked the start of the 2nd edition of the festival "Les Galetjades d'Etretat", which includes the Georges Dufour exhibit, The Day of the Artists, the Offenbach festival and the conférence on Jongkind.

The Philippe Deneufve exhibit is opened until August 29, 2010.

For more information on the Festival of Impressionism in Normandy, visit normandie-impressionniste.fr/.


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23 juillet 2010

Grandcamp: Triste temps / Au Petit Mareyeur


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C'était un certain mois de Juillet pourri et l'occasion de faire des photos maussades.

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Loin du centre de Grandcamp et loin du port, le Petit Mareyeur a eu du mal à attirer la clientèle.
L'espoir renait, avec Yannick Jouan qui vient de reprendre le bar hôtel-restaurant. Ancien élève de l'école Lenôtre, il possède une expérience de 22 ans en restauration et traiteur. Il propose une cuisine traditionnelle avec des desserts maison, et espère développer la partie traiteur et la vente à emporter.

Vous trouverez Le Petit Mareyeur avenue Marcel-Destors, au haut de la côte de maisy. Le numéro de téléphone est 02 31 22 65 91.


It was during a month of July when the weather was awful and gave us a chance to take dark gloomy pictures.

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Far from the center of Grandcamp, and far from the harbor, le Petit Mareyeur has had trouble attracting enough customers.
But there is hope again, as Yannick Jouan has re-opened the bar/hotel/restaurant. A graduate of the Lenôtre culinary school , he has been in the food business for 22 years. His cooking is traditional, with homemade desserts, and he is also going to sell prepared dishes and expand the catering business.
You will find Le Petit Mareyeur on avenue Marcel-Destors, at the top of the hill on the road to Maisy. The phone number is 02 31 22 65 91.
Give it a try.

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19 juillet 2010

Omaha Beach: Vagues de Sable / Un ancien port


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Sous la falaise à Vierville-sur-mer, loin de la route et des voitures, il n'y a jamais personne. Et pourtant la plage est belle quand la mer se retire.
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Prétendre que Vierville posséda un petit port paraît difficile quand on voit son immense plage de sable fin qui s'allonge à perte de vue entre la pointe de la Percée et les falaises de Colleville.

Au Moyen Âge et jusqu'au 19ème siècle, en l'absence de voies de communications charretières convenables, le cabotage sur les côtes, moyen le plus économique pour transporter denrées et matériaux, était très développé.

On trouve ainsi le long des côtes des traces de ports d'échouage, que l'on appelait des "hâvres". A Vierville, les navires, de petite taille, étaient hâlés sur la grève. Le trafic augmentant, on essaya de faciliter les manoeuvres en creusant un port dans les dunes recouvertes de tourbe.

On en retrouve les traces aujourd'hui, sur le terrain et dans les textes anciens du 16ème siècle.

Selon les apparences le port comportait deux jetées appuyées sur des ouvrages qui encadraient un petit bassin asymétrique formant à l'arrière une cale pour la mise à sec des embarcations. Quand la plage est peu fournie en sable, on en voit encore les vestiges à environ 200m. du point où commence le Boulevard de Cauvigny.

Une chronique de l'époque raconte que le port était défendu par un gros canon .
Un document du 1675 indique que des navires de 80 à 100 tonneaux (environ 2,83 m3 par tonneau probablement) pouvaient y entrer, que le port avait été abandonné 50 ans plus tôt par ensablement et que les salaisons de beurre se chargaient depuis à Isigny.

Pour un rapport complet, visitez vierville.free.fr/62-Port-16emeS.htm



Under the cliff at Vierville-sur-mer, far from the road and the cars, there is nobody in sight. And yet the beach is lovely when the tide goes out.
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To say that there was a port at Vierville seems incredible when facing the endless beach of fine sand stretching as far as the eye can see from the Point of la Percée to the cliffs of Colleville.

In the middle ages and until the 19th c., because of the difficulty of transporting goods by land, coastal shipping was the most economical way to bring most goods from one place to another.

Witnesses to this practice are the remains along the coast of primitive harbors. At Vierville, small boats landed on the beach and were hauled to dry land for unloading or reloading. With the increase in traffic, the local boatmen dug a harbor in the dunes to facilitate the process.

There is still some evidence of its existence, both in the ground and in some ancient texts, going back to the 16th c.

Apparently, the harbor consisted of two jetties leading into a small asymmetrical basin with a boat ramp on the land side. Today, when the level of the sand is low on the beach, these remains are sometimes visible, about 700ft from the start of the Boulevard de Cauvigny.

A document from the period tells us that the port was defended by a large cannon. According to another document, from 1675, boats as large as 80 to 100 tons were able to sail into the harbor, but it had to be abandoned in the early 17th c., when tides kept bringing in too much sand. After that, the salted butter that used to be loaded in Vierville was shipped from isigny.

For the full story, visit vierville.free.fr/62-Port-16emeS.htm


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5 juillet 2010

Grandcamp: Le village vu du pied de l'épi / Un mât pour La Grandcopaise.


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La mer baisse et elle laisse derrière elle des mares d'eau qui reflètent le village allongé au bord de la baie.
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Sur le site de La Grandcopaise, le vieux gréément grandcopais, les membres de l'Association du Torbouai décrivent les péripéties du remplacement du mât de La Grandcopaise:

Depuis le début de l'année nous avons lancé l'opération "Changement du mât". Elémént primordial de la navigation il se doit d'être sans faille. Comme chacun peut l'imaginer, il s'agit d'une chose que l'on ne renouvelle pas tous les ans, il y a donc peu d'expérience dans le sujet....Ce qui donne lieu à des découvertes, souvent autant de mauvaises surprises.... Ce changement a bien évidemment un coût supporté par plusieurs partenaires. Le Conseil régional sera présent, comme lors de nos précédents investissements, pour 20% de l'ensemble. A côté des fonds propres de l'association, créés à partir des cotisations, nous avons lancé une souscription auprès du public. Celle-ci, sous forme de centimètres vendus, commence à porter ses fruits. La question est désormais rituelle "Alors combien de centimètres ?" Eh bien pour l'heure près de 4,00 mètres ont été attribués. Merci à tous ces donateurs.
Nous devons à chacun de le tenir informé de la suite donné à son don : Une première option de construction aurait du nous permettre de pouvoir disposer d'un nouveau mât pour cette saison 2010. Différents aléas ont rendu cette option inopérante, nous obligeant donc à trouver d'autres chemins. Première conséquence, cela nous repousse d'une saison et l'association a du coup pris la décision de n'autoriser des sorties qu'au moteur afin de ne prendre aucun risque.
A l'heure d'aujourd'hui un plan d'action se dessine, avec un arbre "magnifique" réservé, une scierie disponible, des possibilités de transport. Un lieu de travail reste à déterminer .... Planning : coupe à l'automne, façonnage par les bénévoles dans l'hiver.
Nous ne détaillons pas encore trop le projet, afin de conjurer le sort .... Touchons du bois !


The tide is moving out and leaves behind some large puddles which reflect the village of Grandcamp, stretching along the bay.
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On the website of La Grandcopaise, the local historic ship, members of the Association du Torbouai discuss their plan to replace the mast of La Grandcopaise:

At the beginning of the year, we lauched operation "Changement du mât". As the major piece of equipment aboard the ship, it must absolutely be in excellent condition. And you can imagine it is not something we can replace every year, therefore, we do not have much experience on the subject..... Which leads to all kinds of discoveries, and a lot of bad surprises. .... The cost of the replacement of the mast will be covered partially by several sponsors, including the Regional Council of Lower-Normandy, which will pay 20% of the bill. Besides the funds from the Association, collected through subscriptions, we are asking for contributions from the public. We are selling the mast in small sections of one centimeter, so far we have collected about 4 meters and we thank all those who donated.
To keep everyone up-to-date, here is where we stand: A first option would have seen a new mast installed for this 2010 season. However, several problems forced us to look for a different path. This will take us into the 2011 season, and we decided not to take the Grandcopaise out under sail to prevent any accident due to the old mast. As of to-day, we have located a "magnificent" tree, a sawmill that can do the work, and a trucking company to deliver the mast. We still need to find a shelter for members of the association and all willing volunteers to finish the work over the winter.
No details yet, it could bring bad luck....Knock on wood!


Visitez Grandcamp à http://grandcamp-maisy.com.

12 mai 2010

Côte des Iles: La plage d'Hatainville / Régates


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Du haut de la falaise de la pointe de Carteret, la plage d'Hatainville semble s'étendre jusqu'à l'horizon. Et en dehors des weekends d'été, elle est toute à vous!
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Deuxième weekend de compétition pour les bras forts des clubs d'aviron de la région: La Régate de la Côte des Iles, qui a eu lieu samedi dernier (8 mai).
Le parcours longe la côte entre le Cap de Carteret et la cale de St-Georges-la-Rivière, pour une distance de 8 miles nautiques. Beaucoup plus courte donc que celle de la semaine dernière à Barfleur. Mais les résultats sont les mêmes:
Lohier, Mauger, Juge, Cochelin ont remporté l'épreuve en 37m 10s, devant Renouf, Bocage, Leriche, Lebas, à 1 minute et demi derrière. Chez les dames, victoire de Palmiéri, Hamon, Juge, Salignière en 43m 34s.
Thomazo, Renouf, Schieffer, Desjardins ont gagné le trophée Cadets en 48 minutes.




From the top of the cliffs at the Point of Carteret, the beach of Hatainville stretches to the horizon. And outside of the summer weekends, it all yours!

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Second week-end of races for the strong arms of the rowing clubs of the region: The Regatta of the Côte des Iles, which took place last Saturday (May 8th) at Carteret.
The race runs from the Cape of Carteret to the boat ramp at St-Georges-la-Rivière, 8 nautical miles away; a race much shorter than last week's regatta at Barfleur.
But the results are the same:
Lohier, Mauger, Juge, Cochelin won in 37:10, in front of Renouf, Bocage, Leriche, Lebas, a minute and a half behind. The women's race was won by Palmiéri, Hamon, Juge, Salignière in 43:34, and Thomazo, Renouf, Schieffer, Desjardins took the junior competition in 48 minutes.


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31 mars 2010

Omaha Beach: Ils se souviennent...


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Une promenade du souvenir, sur la plage tranquille d'Omaha Beach. Sous le silence, on peut encore entendre les bombes.
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Ernie Pyle, correspondant de guerre, débarque à Omaha Beach 2 jours après le Débarquement allié. Sa première dépêche commence ainsi:

Quand nous sommes arrivés, les plages avaient été capturées et la bataille faisait rage à quelques kilomètres de là. Sur la plage, il n'y avait plus que quelques tirs d'artillerie ou de tireurs embusqués, et les explosions, toujours surprenantes, de mines qui envoient des geysers de sable brun .
Çà, plus un énorme et misérable détritus d'épaves qui s'étend sur des kilomètres de littoral. Des tanks submergés et des bateaux retournés et des camions brûlés et des jeeps anéanties par des obus et les tristes petits effets personnels répandus pour l'éternité sur ces sables amers...
Çà, plus les corps des soldats couchés en rangs serrés, couverts de draps, le bout de leurs bottes bien alignés, comme à l'entrainement. Et puis d'autres corps délaissés, éparpillés, grotesques, sur le sable, ou à demi-cachés dans les hautes herbes derrière la plage...



A walk on the beach, calm and quiet, at Omaha Beach.
Under the silence, they can still hear the bombs.
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Ernie Pyle landed at Omaha beach 2 days after D-Day. His first dispatch starts with these words:

By the time we got here the beaches had been taken and the fighting had moved a couple of miles inland. All that remained on the beach were some sniper and artillery fire and an occasional startling blast of a mine geysering brown sand into the air...

That, plus a gigantic and pitiful litter of wreckage along miles of the shore line. Submerged tanks and upturned boats and burned trucks and shell-shattered jeeps and the sad little personal belongings strewn forever on these bitter sands..

That, plus bodies of soldiers lying in rows covered with blankets, the toes of their shoes sticking up in a line as though on drill. And other uncollected bodies still sprawling grotesquely in the sand or half-hidden by high grass behind the beach...

26 mars 2010

Grandcamp: La baie à marée basse


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Ici, à Grandcamp, à la fin d'une belle journée de septembre, la baie, entièrement découverte à marée basse, devient un grand theâtre de lumière où les nuages se reflètent sur les flaques d'eau laissées par la mer.

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Grandcamp a connu sa part de désastres au cour des siècles.
Un incendie détruisit le village in 1732, et les violentes tempêtes, parfois accompagnées de raz-de-marées, font des dégâts importants. Les plus fortes furent enregistrées en 1800, 1834, 1836, 1843, 1860, 1869 et 1909.




Here, in Grandcamp, at the end of a beautiful september day, the bay at low tide becomes a magical theater of light, where puffy clouds are reflected in the shallow puddles left behind by the sea.

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Grandcamp has had its share of disasters in its history.
The village was destroyed by a fire in 1732, and badly damaged by violent storms accompanied by tidal waves at numerous times, particularly in 1800, 1834, 1836, 1843, 1860, 1869 and 1909.

22 février 2010

Deauville: Les parasols / Le Festival du Cinéma Américain


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Deauville en fin de saison: Les parasols se rappellent encore de l'été!

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Les superproductions Américaines et le meilleur du cinéma indépendant d'outre atlantique sont à l'affiche en septembre à Deauville depuis 1975 : le Festival du Cinéma Américain rend hommage aux plus grandes stars, braque ses projecteurs sur acteurs et réalisateurs, et ne cesse de montrer les plus beaux atouts du cinéma Américain.
. En marge du festival, les nuits américaines font briller les lumières de Deauville jour et nuit : des grands classiques, tous genres confondus, sont projetés pendant 10 jours, 24h sur 24, pour le bonheur des cinéphiles.



Deauville at the end of the summer season: The beach umbrellas still remember the warm sunny days!

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Both large American blockbusters and the best independent films are shown every September in Deauville since 1975: The American Film Destival celebrates the stars, the directors, and everything that's special in American cinema.

Off the main festival, the American Nights bring Deauville to life all night long: Classic movies, of every genre, are featured during 10 days, 24 hours a day, for the pleasure of all cinephiles.

31 décembre 2009

Côte des Iles: La plage d'Hatainville / La Famille Carteret


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De la pointe de Carteret, au pied du phare, la plage d'Hatainville s'allonge jusqu'à l'horizon, immense et déserte...Invitation à la promenade.

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Pierre de Carteret était le cousin du Propriétaire des Carolines, Georges de Carteret. Nommé Gouverneur Adjoint et Secrétaire d'Albemarle en Décembre 1664, Pierre arrive dans la colonie américaine le 23 Février 1665.

Sa vie ressemble plutôt à celle d'un paysan, loin de l'image qu'on peut se faire de la vie d'un gouverneur d'un territoire immense. Ses premières années à Albemarle illustrent la vie des premiers colons de la région. Mais en plus de ses functions de gouvernement, il devait gérer la plantation de Colleton Island, qui en 1665 consistait principalement de quelques champs, d'une maison de 7 m. de long et d'un abri pour les cochons.

Pendant 7 ans, le Gouverneur Adjoint travaille la terre, trop souvent proche de la famine.

Ouragans, sécheresse, inondations dévastent les récoltes en 1667, 1668 et 1669. Même l'industrie de l'huile de baleine, que Carteret avait débuté avec un certain succès, succomba à l'absence des baleines le long des côtes en 1669.

Telle était la situation quand le Conseil de la Colonie, le 10 Mars 1670, confirma Carteret comme Gouverneur d'une région où "il a plu à Dieu dans sa providence d'infliger une telle calamité sur tous ses habitants qu'ils n'ont pas pu jouir des fruits de leur travail depuis plusieurs années." Albemarle était au bord de la pauvreté et de la famine.

Au début de son administration, Carteret reçut les Constitutions Fondatrices des Carolines, qui, déclaraient le propriétaires, était inaltérable. Les citoyens d'Albemarle craignaient que cette constitution semerait les germes d'une aristocratie locale, les habitants étant réduit au rang de serfs.

En plus, une rumeur circulait q'une nouvelle colonie allait être établie dans le sud des Carolines et qu'elle deviendrait le siège du gouvernement.

Bien qu'assurés que les représentants du peuple auraient un certain pouvoir, c'était en fait le Grand Conseil qui, comme indiqué par la Charte, avait le seul droit de proposer eet de voter les lois.

La discorde monta à un tel niveau qu'en 1672 le Conseil décida d'envoyer Pierre de Carteret à Londres pour présenter leurs doléances aux Propriétaires.

Parmi celles-ci, la superficie minimum de 4.000 hectares pour toute propriété agricole, imposée par la Constitution, était considérée comme nuisant à l'expansion de la colonie.

Le Conseil envoya aussi un avertissement contre les stratagèmes des habitants de Virginie, qui voulaient absorber leur colonie et qui essayaient de controler le prix du tabac exporté par les ports de Virginie.

Avant son départ, Carteret donna à John Jenkins, President du Conseil et Lieutenant-Colonel de la milice, tous les pouvoirs du Gouverneur.

Carteret espérait revenir à Albemarle, mais il resta en Angleterre.

D'après Peter Colleton, Carteret aurait fui la Caroline, ayant laissé le gouvernement en mauvais état. Toutefois, ces critiques sont sans doute venues des propriétaires, essayant de justifier leur négligence et manque de vision pour le dévelopement de la colonie et de faire passer Carteret comme responsable des problèmes à Albemarle.

If faut se rappeler que Carteret était non seulement Gouverneur de la Colonie, mais aussi responsable de la plantation de Colleton Island. En plus de la création de l'industrie de l'huile de baleine, il devait aussi promouvoir la production de sucre, de soie et de vignes.

Néanmoins, l'Albemarle que Pierre de Carteret quitta en 1675 était proche de la révolte, révolte qui explosa deux ans plus tard et qu'on se rappelle comme la Rebellion de Culpepper.

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From the Cape of Carteret, at the foot of the lighthouse, the beach of Hatainville expands all the way to the horizon, wide and deserted....perfect invitation to a long hike.

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Young Peter Carteret was a cousin of the Proprietor of the Carolinas, Sir George Carteret. Appointed Assistant Governor and Secretary of Albemarle in December, 1664, Peter Carteret landed in the colony February 23, 1665.

Carteret's life followed more closely that of a farmer than that of the traditional picture of an executive. Indeed, his years in Albemarle illustrate rather graphically the lives of the early Carolina settlers. In addition to his governmental duties, he was charged with the operation of the plantation on Colleton Island, which in 1665 consisted of little more than some cleared land, "a 20 foot dwelling howse [and] a 10 foot hogg howse."

For the next seven years the Assistant Governor of Albemarle grubbed in the soil, at times approaching dangerously near to starvation.

On August 27, 1667, a hurricane ripped through the colony just at harvest time. The following year the burning, bright sun of a drought crisped the crops until July 30. Then nature, in one of her more capricious moments, opened her heavens to soak the parched earth with rain until the last of August, thereby doing more damage than had the long dry spell.

Misery compounded itself when on August 2, 1669, in the midst of the tobacco harvest, another violent hurricane brought ruin. And just four days more than a year later, on August 6, 1670, the winds rose to new heights as still another hurricane levelled crops and houses. Even the whale oil industry, which Carteret had been developing with some success, fell off, for in 1669 the mammals no longer came in close to the shore.

Such was the situation when the Council, on March 10, 1670, confirmed Casrteret as governor of an area where "it hath pleased God of his providence to Inflict Such a Generall calamitie upon the inhabitans of these countreys that for Severall yeares they have Nott Injoyed the fruitts of their Labours." Albemarle had reached the bitter edge of poverty and famine.

Early in Carteret's administration came the first word of the Fundamental Constitutions of Carolina, which, declared the Proprietors, "Shall be unalterable." The flame was fanned, as murmurings crept among the people that within this new frame of government lay the germs for a self-erected aristocracy, with the general population reduced to little more than the level of feudal serfs.

An additional cause for apprehension lay in the information that a new colony was to be seated in the southern part of Carolina, and destined to become the primary center of government.

Although the people were assured they were to have a voice in the government, as required in the Charter, the Proprietors maintained a check on their legislative programs through the appointment of deputies to represent them on the Grand Council. And it was the Grand Council, not the Assembly made up of representatives of the people, who retained the right to propose, or initiate, all legislation.

Discontent was so evident in early 1672 that the Council felt it necessary that Governor Carteret and his Assistant, John Harvey, travel to England to lay their grievances before the Proprietors.

The laying out of land in 10,000 acre plots as outlined in the Fundamental Constitutions the Council considered to be both impracticable and a deterrent to future settlement. They included a warning against "the Juglinge devices & Stratagemes" of those in Virginia who were attempting to bring Albemarle within the jurisdiction of that colony and who were already discriminating against Carolina tobacco being shipped through Virginia ports."

The Council explained that Carteret, "by whose prudence and Integrity God hath blessed us since receiving that charge," was being dispatched to London, accompanied by Harvey, for this personal representation would be almost "as if wee had had ye conveneince & happiness to have Spoken Man by Man to your Lordshipps."

Before his departure Carteret issued to John Jenkins, President of the Council and Lieutenant-Colonel of the Albemarle militia, a commission endowing him with all of the power of Governor.

Carteret entertained the hope that he would eventually return to Albemarle as the colony's secretary, but he never did. Much has been made of Peter Colleton's statement that Carteret had fled Carolina, "having left ye Government there in ill order & worse hands." This unwarranted accusation seems to have been an attempt by the Proprietors to justify their own neglect and shortcomings in the development of Albemarle and to brand Carteret as the goat for all of the later troubles and unrest in Albemarle.

In Carteret's defense, it should likewise be remembered that in addition to his executive position, he was charged with the responsibility of making a financial success of Colleton Island. Similarly, he was under constant pressure not only to develop the whaling industry, but to promote the more exotic and profitable products of sugar, silk, and vineyards.

Nevertheless, the Albemarle of Peter Carteret was a simmering cauldron of unhappy people, dissatisfied with their present and apprehensive of their future. In such a situation the seeds of discontent and rebellion can always find fertile soil.