27 février 2009

Etretat: La Manneporte


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Par une belle matinée à Etretat, on est monté en haut de la falaise, ver le Sud, celle qu'on appelle la falaise d'Aval. Du sommet, s'ouvre un panorama splendide, d'un còté sur la ville et la falaise d'Amont, de l'autre, sur la fameuse roche percée dénommée La Manneporte.
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En 1853, l'Abbe Jean Benoît Désiré Cochet, dans "ETRETAT, Son Passé, son présent, son avenir", décrit une promenade sous la falaise d'aval et la Manneporte, vue ici du haut de la falaise:
Profitons des derniers instants de la marée basse; entrons sous le second portique, appelé la manneporte, arcade immense, de forme circulaire, sous le cintre de laquelle passerait un navire tout mâté avec ses voiles. Nous voilà enfermés dans une vaste salle circulaire appelée le petit port, véritable palais magique dont les parois sont d'immenses falaises découpées à jour en pyramides et en festons, dont le parquet est la mer et la voûte l'azur du ciel. L'homme est effrayé par la vue terrible de ces hauts rochers, ouvrage des siècles, qui semblent porter jusqu'aux nues leurs cimes audacieuses. Quel aspect menaçant ne présentent pas ces roches inaccessibles et d'une hauteur effrayante, entrecoupées d'écueils bizarres. Leurs sommets, en surplombant au-dessus de ces profonds abimes, menacent de les couvrir de leurs débris et d'écraser le faible voyageur qui rampe à leurs pieds. Ici, la mer bruit sur des rivages sombres; on la voit blanchir et écumer sous les coups de rames agiles, et des barques la sillonnent de leur course irrégulière. Là, tombent du sein de la falaise plusieurs petites fontaines dont les ondes de cristal tapissent de verdure les flancs décharnés et stériles des roches.

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It was a gorgeously sunny morning. We climbed the steep path to the top of the cliff, to the South. From there, the view is breathtaking: To the North, the town nestled in the valley and the cliffs, to the South, the Manneporte, depicted here.
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In 1853, a priest named Jean Benoît Désiré Cochet, published a book about Etretat: "ETRETAT, Its past, its present, its future". In one chapter, he describes a hike on the shore below the cliffs and under the Manneporte (My translation does not do justice to the lyrical text of the Abbé):
Let's take advantage of the last moments before the tide comes in; Let's enter under the second arch, called the Manneporte, immense circular arcade, under which could sail a ship with all its sails deployed. We are trapped inside a vast circular room called the little harbor, a truly magical palace, the walls of which are enormous cliffs sculpted into pyramids and steeples, with the sea as floor and the blue sky as ceiling. One is terrified by the awesome view of these high rocks, carved over centuries, that seem to push their audacious summits to the heaven. How menacing these inaccessible rocks of a terrifying height, chiseled with strange reefs. Their summit, looking over these great depths, threatens to squash the passers-by with falling rocks. Here, the sea cries on the dark shores; One can see it brighten and foam under the oars of intrepid sailors, and fishing boats challenge the waves. Further, narrow streams fall from the heart of the cliff, the water like crystal, creating a green carpet in the bare and sterile flanks of the rocks.

23 février 2009

Colleville-sur-Mer: La Plage, déserte


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Il n'y avait personne sur la plage, ce jour de fin Septembre. Des kilomètres de sable fin, un beau soleil, un air pur, et c'était tout à nous.
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Les communes de Vierville, Saint-Laurent et Colleville sont entrées dans l'histoire un matin de Juin 1944, mais leur histoire remonte beaucoup plus loin.

Colleville-sur-mer a des origines scandinaves: Un certain Kolil s'attribua un domaine sur la côte du Bessin. On trouve une mention de "Colevilla" en 1082 et de "Collevilla" en 1269.
Il existait un château fort, situé au nord de l'église, le Château Perrey du Moustier. Il fut rasé par les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans. On a trouvé dans les terres de labour qui l'avoisinent des bombardes ainsi qu'un jeton frappé en 1451 en mémoire et "en jouissance" de l'expulsion des anglais de notre sol.

Un château est construit au XVIIIème siècle par le Comte de Marguerye. Cette vieille famille noble, mentionnée dès le Xlème siècle, est originaire de la région de Bayeux. Elle s'installe par la suite en Lorraine et en Espagne. Gille de Marguerye, sieur de Colleville, épousa en 1543 Marie Onfroy, fille de Marin Onfroy, Sieur de Saint Laurent sur mer. Ce dernier rapporta de la Biscaye en Espagne, au début du XVIème siècle, une pomme qui fut baptisée "Marin Onfroy". Il cultive cette pomme à cidre, douce et tardive, sur ses terres, puis il la répandit dans toute la Normandie.

Aujourd'hui, elle entre dans la composition du cidre de Véronique, Michel, et Philippe Legallois à la Ferme de la Sapinière à Colleville.


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There was not a soul on the beach, on this fine September day. Miles of fine sand, beautiful sunshine, pure air, and it was all ours.
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The towns of Vierville, Saint-Laurent and Colleville entered history on a bleak morning in June 1944. But their history goes back much further.

Colleville-sur-mer has scandinavian roots: A Viking chief, Kolil, took over this part of the Bessin. Early manuscripts mention "Colevilla" in 1082 and "Collevilla" in 1269.
There was a castle in the Middle-Ages, just to the north of the church, the Château Perrey du Moustier. It was destroyed by the English during the Hundred years War. In the fields next to the castle ruins, some guns were found, along with a coin minted in 1451, in memory of the defeat of the English in Normandy.

A new château was built in the 18th century by Count de Marguerye. This ancient noble family, mentioned as early as the 11th century, has its roots in the region of Bayeux. The family later settled in Lorraine and in Spain. Gille de Marguerye, sieur de Colleville, married in 1543 Marie Onfroy, daughter of Marin Onfroy, Sieur de Saint Laurent sur mer. Marin Onfroy brought back from Spain, at the beginning of the 16th century, an apple that bears his name. It was a late crop, sweet apple, and made a very good cider. Soon it was cultivated all over Normandy.

Today, you can still find it in the delicious cider of Véronique, Michel, and Philippe Legallois àt the Ferme de la Sapinière in Colleville.

18 février 2009

Grandcamp: Promenade du soir


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Des silhouettes sur le sable, la mer qui monte et qui va bientôt chasser ces gens... La promenade du soir, sur la plage, à Grandcamp, avant de diner, avec le murmure des vagues et une brise chargée d'iode, c'est meilleur qu'un apéritif. Enfin, sauf si on parlait d'un bon petit pommeau fermier....
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A marée haute, la plage de Grandcamp disparait sous deux mètres d'eau. Alors, pour attirer le touriste balnéaire, la commune s'est parée d'une plage artificielle voilà une quarantaine d'années.
Construite à l'est de la promenade, protégée par un remblai de pierres, elle fait à peu près 30 mètres sur 30.
Imaginez une piscine, non pas remplie d'eau, mais de sable.
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A few silhouettes on the sand, the tide that's coming in and will soon chase these people away ... An evening stroll on the beach, in Grandcamp, before dinner, with the whispering of the waves and a soft breeze heavy with iodine, it's better than any cocktail.
Except if we were talking about a glass of delicious pommeau from a local farm, of course...
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At high tide, the beach at Grandcamp disappears under six feet of water. It was about 40 years ago, when the town, in order to attract tourists, built an artificial beach, at the east end of town, about 100x100 feet, protected by a wall of loose rocks.
Just imagine a pool, filled with sand instead of water.

13 février 2009

Diélette: La Jetée


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Encore un jour de grisaille à Diélette.
Le petit port est beaucoup moins pittoresque aujourd'hui: Il a été agrandi pour permettre l'accostage des ferries qui font le service avec Guernesey.
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En poussant un peu plus loin vers le promontoire rocheux, on aboutit aux portes bien gardées de la centrale nucléaire de Flamanville. Autrefois, sur le même site se trouvait une mine de fer. L'accès s'en faisait à partir d'un puits construit sur la pointe rocheuse, mais les galeries d'exploitation du minerai se trouvaient sous la mer.
Elles produisaient un minerai en fer exceptionnellement riche, extrait à 150 mètres de profondeur, dans un réseau de galerie de quelques 15 kilomètres de long, nécessitant un pompage permanent pour que l’eau ne s’y engouffre pas.

La prochaine fois qu'on vous emménera à Diélette, on parlera de l'histoire de la mine.

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Another grey day was in store for us at Dielette.
The small harbor is not as picturesque nowadays: It has grown enormously to accommodate the ferry service to and from the island of Guernsey.
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If you go past the jetty, around the rocky point, you will end up at the well-guarded gates of the nuclear plant of Flamanville. In the old days, on the same site, was an iron ore mine. The mine shaft was built on a rocky ledge overlooking the sea, but the mine itself was under the sea bed.
The mine produced a very rich ore from a depth of 500 feet. The mine galeries ran for 10 miles, and water had to be pumped out constantly.

On our next visit to Dielette, we'll talk about the history of this unusual mine.

9 février 2009

St-Vaast-la-Hougue: Travail de charpentier


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Quand on se promène à St-Vaast, il faut longer les quais, vers la mer, passer les portes du bassin, et se diriger vers la jetée. C'est là qu'on passe devant le chantier naval. En semaine, il s'y passe toujours quelque chose, et des fois, c'est même photogénique!
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Il n'y a presque plus de chantiers navals qui travaillent encore sur les bateaux de bois. Mais à St-Vaast, c'est la spécialité de Gérard Bernard.
Il n'y a pas beaucoup de commandes pour des bateaux de pêche neufs, les restrictions et quotas imposés par la Commission Européenne poussant bon nombre de marins-pêcheurs à abandonner le métier.
Alors, les chantiers navals Bernard se lancent dans les retaurations de vieux gréements. Et le renouveau d'interêt pour ces vieux bateaux engendre des commandes pour des répliques authentiques de vaquelottes, yawls, plans cornus, courlis ou caboteurs.
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When you visit St-Vaast, walk down the quays, toward the sea, past the harbor gates, and continue to the jetty. On the way, you will pass by the shipyard. During the week, there is always something going on, and sometimes, it's worth a picture.
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In Normandy, only a few shipyards still work on wooden fishing boats. But in St-Vaast, it is the specialty of craftsman Gérard Bernard.
Because of fishing quotas and restrictions imposed by the European Commission, not too many orders come in for new fishing boats. To stay in business, the shipyard has specialized in the renovation of historic ships. The new interest in these old ships generates orders for all kinds of replicas meant to be used as pleasure boats.

4 février 2009

Barfleur: Lumière d'Octobre


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Mois d'Octobre. Fin d'apès-midi.
Un gros grain approche. Sur la mer, le ciel est d'encre de Chine.
A Barfleur, le soleil brille encore. Une lumière de miel doré éclabousse le port, les bateaux de pêche et les quais, pour quelques minutes encore.
Puis la pluie est arrivée.On s'est refugié "Chez Buck".
Après une délicieuse crêpe flambée au Calvados et une pétillante bouteille de cidre bouché, le soleil est revenu.
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25 Novembre 1120.
Henri 1er Beauclerc, Roi D'angleterre, qui vient de passer quatre ans en Normandie, s'apprête à regagner son royaume. Il est à Barfleur, avec toute sa cour, ses deux fils, Guillaume et Richard, héritiers du trône, et sa fille Marie.

Le vent n'est pas propice, et les hommes de l'équipage des deux navires royaux, le Royal Tigre et la Blanche-Nef, passent la journée dans les tavernes du port.

Le roi est impatient de rentrer à Londres, et il donne l'ordre de partir à la tombée du jour. Sur les quais, un homme l'approche. Il s'appelle Thomas Airard, il est le fils d'Étienne Airard qui emmena Guillaume le Conquérant à travers la Manche, en 1066, vaincre les Anglo-Saxons à Hastings. Tout comme son père, il est pilote, et propose ses services au roi, mais Henri 1er a déjà un pilote, aussi il lui répond:
"Pour faire droit à ta requête et ainsi honorer Étienne Airard, qui a conduit le conquérant sur le sol de l'Angleterre, je veux te confier ce que j'ai de plus précieux. C'est toi qui conduira la Blanche-Nef sur laquelle se trouveront mes deux fils, et ma bien aimée fille Marie, mes chevaliers et mon trésor. Demain, à ton arrivée, je récompenserai tes soins."

Peu après, le roi, accompagné de 200 chevaliers, embarque sur le Royal Tigre et se prépare à l'appareillage. Mais la Blanche Nef n'est toujours pas prête. Guillaume a du mal à rassembler l'équipage éparpillé dans les tavernes du port.

Il est donc plus de 10 heures du soir quand Thomas Airard, le pilote, fils d'Etienne, pilote de Guillaume le Conquérant 54 ans plus tôt, donne le signal de lever l'ancre. La Blanche-Nef s'éloigne du rivage sous les acclamations de plus de mille spectateurs.

Le Royal Tigre est déjà loin, et Thomas, pourtant habitué à ces côtes dangereuses, met le cap au nord dès la sortie du port, afin de rattraper le vaisseau royal. Son navire file très vite, porté par les vents de terre et les coups de rame de l'équipage.

Tout a coup la Blanche-Nef stoppe brusquement, dans un grand craquement: Elle a heurté le rocher Quilleboeuf, juste au large de Gatteville. A bord , c'est la panique. En quelques minutes, le navire se remplit d'eau. Beaucoup se jettent à la mer, croyant pouvoir regagner le rivage, mais le froid et la mer ont raison d'eux. Certains s'accrochent à ce qui reste, les mats, le bastingage, des planches.

Thomas, le pilote, attrape le canot arrimé à la poupe, et tente de sauver le jeune prince Guillaume, le jetant dans le canot. Guillaume ordonne à Thomas de revenir vers l'épave, à moitié engloutie, afin de sauver sa famille. Thomas ne veut pas, sachant que trop de naufragés vont s'accrocher au canot, trop petit pour tout ce monde, et le couler. "Pilote, il fait sauver ma sœur ou mourir avec elle" , dit alors Guillaume d'un ton impératif.

Ils reviennent vers le navire, les rescapés se jettent tous dans le canot, qui coule sous leur poids, entraînant avec lui Thomas Airard, Guillaume et Marie.

Il n'y aura qu'un seul survivant, le boucher du bord, Berold, que l'on retrouvera le lendemain, agrippé au mât du navire. Dans ce naufrage, dont ni du navire du roi, ni de la terre, on ne s'était aperçu, périrent noyées 193 personnes dont 140 chevaliers. Et le trésor des ducs de Normandie était englouti là par une quinzaine de mètres de fond, au large de Barfleur.

La légende dit que jusqu'à sa mort, onze ans plus tard, Henri 1er Beauclerc ne sourira jamais plus.

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One day in October, late afternoon.
A squall is moving in. Over the sea, the sky is pitch black.
In Barfleur, the sun still shines. The light, golden like sweet honey, bounces on the port, on the boats, and on the quays for a few minutes more.
Then it starts to rain. Heavily. We found refuge at "Chez Buck".
After a delicious flaming Calvados crepe and a bottle of local sparkling cider, the sun shines again.
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25 November 1120.
Henri 1er Beauclerc, King of England, who just spent the last four years in his duchy of Normandy, is ready to sail back home. He is in Barfleur, with his court, his two sons, William and Richard, heirs to the throne, and his daughter Mary.

The weather is not cooperating, and the crews of the two royal ships, The Royal Tigre and The Blanche-Nef, spend the day drinking in the taverns around the harbor.

The king is getting impatient to get back to London, and he gives orders to sail out at nightfall. On the quays, a man approaches him. His name is Thomas Airard, he is the son of Étienne Airard who guided William the Conqueror's ship across the Channel in 1066, on his way to his victory at Hastings. Just like his father, Thomas is a skipper, and he proposes his services to the king. But Henri already has his crew on board, and he replies:
"To satisfy your request, and to honor Étienne Airard, who guided the Conqueror across the sea to England, I entrust you with what is most precious to me. You will be skipper on the Blanche-Nef, on which my two sons and my dear daughter are sailing, with my knights and my treasure. Tomorrow, when we land, I will reward you."

Then the king, with 200 of his knights, boards the Royal Tigre and prepares to leave. But the Blanche Nef is not ready: William has trouble rounding up the crew from all the taverns.

It's not until 10 pm that Thomas Airard, the skipper, son of Etienne, skipper to William the Conqueror 54 years earlier, gives the signal to raise anchor. The Blanche-Nef leaves the harbor under the acclamations of over a thousand spectators.

The Royal Tigre is already far out to sea, and Thomas, although well aware of the dangers, sails straight to the North, hugging the coastline, trying to catch up with the royal ship. The Blanche-nef is fast, pushed by a strong wind from the shore, and the power of 50 oarsmen.
Suddenly, the Blanche-Nef grinds to a halt, in a great crashing sound: She has hit the reef of Quilleboeuf, near the Point of Gatteville. On board, panic ensues. Within a few minutes, the ship is full of water. Most passengers jump in the dark sea, hoping to swim to shore, but the water is too cold, the currents too strong. Some try to hang on to the masts, to some planks, anything that floats.

Thomas, the skipper, pulls the dinghy they were dragging behind, pushes William onto it, and moves away from the wreck. But the young prince commands him to return to the sinking ship, he wants to save his brother and his sister. Thomas refuses, he knows that, as soon as they will aproach, the survivors will jump on the dinghy and it will sink or capsize. "Skipper, we have to save my sister or die with her", shouts William.

And what Thomas had predicted happens. The dinghy sinks under the weight of all those who tried to board it. William, Mary and Thomas, all drown.

There will be only one survivor, Berold the butcher. He will be rescued the next day, still hanging to the main mast of the Blanche Nef. All told, 193 people died, 140 of them knights. And the treasure of the Duchy of Normandy was buried under fifty feet of water near the coast of Barfleur.

According to the legend, Henri 1er Beauclerc would never smile again until his death, eleven years later.