28 octobre 2009

St-Vaast-la-Hougue: Chalutiers / La vie des Huitres: Les premiers 18 mois


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A St-Vaast, il y a presque toujours quelques chalutiers amarrés à la digue, dans l'avant-port, et on y trouve toujours quelques photos à prendre.
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Les huitres: La pousse : de 0 à 18 mois

Quand elle se reproduit, l'huître abandonne à la mer ses oeufs, appelés "naissains", qui se fixent sur des supports.

A St-Vaast, avec ses très grandes marées et des courants très forts, les huîtres ne peuvent s'attacher aux supports que difficilement. Les ostréiculteurs se rendent donc dans le sud de la France et rapportent les naissains qu'ils disposent sur des tables.

Pendant 18 mois, les huîtres poussent en pleine mer sur la partie de l'estran qui ne découvre qu'aux très grandes marées (coefficient supérieur à 90).

(A suivre....)
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By the port in St-Vaast, there are always a few trawlers moored along the jetty, just outside the main harbor, and there are always a few chances for pictures.
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Oysters: Childhood : From birth to 18 months

Oysters spew their eggs into the sea and they attach themselves to underwater supports.

In St-Vaast, because of the tides and the strong currents, the eggs have trouble finding supports. The oystermen have to go to the South of France to bring back baby oysters which they then set on tables under water.
For 18 months, the baby oysters develop in the sea, in areas that stay under water even at low tide.

(To be continued....)

23 octobre 2009

Pointe de la Percée / 6 Juin 1944


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Voilà encore quelques années, quand cette photo a été prise, on pouvait encore faire la randonnée de Vierville-sur-mer à la Pointe du Hoc, et puis aller jusqu'à Grandcamp.
Suite à une série d'éboulements, l'accès au sentier du littoral a été interdit, et on ne peut aller voir voir la mer et les falaises qu'en enpruntant les quelques chemins qui serpentent entre la route du littoral, à Englesqueville-la-Percée ou St-Pierre-du-Mont, et la côte.
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6 juin 1944, 06h00 du matin: Une compagnie de U.S. Rangers prend la direction de la Pointe de la Percée pour réduire au silence une station radar ennemie , et 225 Rangers des compagnies D, E et F du second bataillon, à bord de 10 LCA flanqués de quatre DUKW , lourdement chargés, ballottés par une mer agitée, submergés par des trombes d’eau glaciale, transis de froid et pris de mal de mer, se lancent à l’assaut de la Pointe du Hoc. Leur mission : prendre le contrôle de la route reliant Grandcamp à Vierville et réduire au silence les six obusiers de 155mm , installés sur le promontoire de la pointe du Hoc, qui menacent les plages d’Omaha et de Utah.

L’obscurité, le mauvais temps, la fumée des bombardements et l’écran de protection de la flotte du débarquement masquent la côte. Le convoi, sous l’effet des courants conjugué au manque de visibilité, se dirige droit vers la Pointe de la Percée. Par chance, le Lieutenant-Colonel Rudder s’en aperçoit et donne immédiatement l’ordre de mettre le cap à l’ouest. C’est sous le feu d’armes légères et avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu que la première vague de débarquement arrive en vue de son objectif...

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A few years ago, when this picture was taken, it was still possible to hike from Vierville-sur-mer to the Pointe du Hoc, and to continue on to Grandcamp.
After sections of the cliffs collapsed during violent storms, the path along the shore was closed. The only access to the cliffs and the sea is from a few dirt roads that run between the main road and the coast, at Englesqueville-la-Percée or St-Pierre-du-Mont.
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1st Sgt. Leonard Lomell and Staff Sgt. Jack Kuhn, interviewed by HistoryNet.com, about the landing at Pointe du Hoc on D-Day:

We disembarked about 4 o’clock in the morning from Amsterdam. Amsterdam was a Channel steamer, a regular steamer. We had private rooms. The flotilla of about 5,000 ships was 11 or 12 miles off the beach. We went to sleep and, God, before we knew it, we had to be up and on deck at 4 o’clock. The weather was bad. We were on an English ship and got into LCAs [landing craft, assault] manned by Royal Navy men. To go 12 miles in those heavy seas and stormy weather took quite a while.

We were watching the assault like a bunch of country boys at a fair or something. It was exciting, believe me. Waves were breaking over our LCA, and the guys had to take their helmets and bail because the pumps on the boat couldn’t take the water out of it. Jack and I were up in the bow of our boat, number 668. We saw that we were heading for something that looked strange to us. We suddenly became aware that we weren’t heading for Pointe-du-Hoc. It must have been Pointe-de-la-Percée. I didn’t know where the hell it was, but it sure didn’t look like Pointe-du-Hoc. Lieutenant Colonel James Rudder saw it at the same time and brought about a correction with the coxswains. We took an abrupt right and proceeded about three miles along the coast, about 300 yards offshore, parallel to the cliffs. As we made our way the Germans were popping up along the top of the cliffs shooting at us with anything they could–machine guns, rifles and mortars...

19 octobre 2009

Grandcamp: L'Epi / Reconstruction


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L'épi, c'est le coin emblématique de Grandcamp, le coeur du village avant la construction du port, quand les barques chalutières y débarquaient leur poisson.

Endommagé par les tempêtes l'hiver dernier, il est en train d'être reconstruit - version conforme a l'original, en chêne.

Suivez les travaux sur le Carnet de Bord Grandcopais, le blog local.

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The pier is the iconic place in Grandcamp, the heart of the village before the harbor was built, when the boats unloaded their catch here.

It was severely damaged in last winter's storms and is being rebuilt right now, in oak, just like the original.

You can follow the progress of the work on Grandcamp's Shiplog, the local blog.

15 octobre 2009

Etretat: Le site / Guide Baedecker, 1902


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Au petit matin, un jour de Septembre, nous sommes grimpés en haut de la Falaise d'Amont. Le ciel était clair, l'air frais, la mer calme, et la vue sur le site d'Etretat absolument splendide.
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Le Guide Baedecker de 1902 présente Etretat ainsi:

Etretat est un bourg de 1950 habitants, situé en bord de la mer, mais sans port, entre des falaises de 90m. de hauteur, les plus curieuses de ces parages, ce qui en fait de nos jours un des bains de mer les plus fréquentés de la Manche, surtout par les artistes et les gens de lettres. Il y a quantité de jolies villas, de riches propriétés, et la localité, qui n'était naguère qu'un petit village de pêcheurs, a maintenant l'aspect d'une pette ville. La vie y est naturellement assez chère, bien qu'on y trouve qu'un confort relatif.

La plage d'Etretat est formée par une espèce de digue de galets, sur laquelle il y a une terrasse pour les promeneurs et ou s'élève un grand casino, qui masque en partie la vue de la mer des deux hotels voisins. Les bains sont du côté droit. La partie de gauche est réservée aux pêcheurs, qui hissent leurs barques sur les galets et qui se servent des vieilles pour y établir des magasins dits "caloges".

On pourrait en dire la même chose aujourd'hui!

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Early morning in September: We climbed the North Cliff. The sky was clear, the air cool, the sea calm, and the view was to die for.
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The 1902 Baedecker presents Etretat like this:

Etretat is a village of 1950 inhabitants, located by the sea, but without a harbor, between 300 foot cliffs, the most picturesque in the region, which makes it one of the busiest resorts on the English Channel, favored by artists and writers. There is an abundance of pretty summer homes, rich mansions, and Etretat, once a simple fishermen village, now looks like a small town. The cost of living is high, but accommodations are not particularly fancy.

The beach at Etretat is formed by a bank of pebbles, with a boardwalk and a grand casino which blocks the view of the sea from the two adjacent hotels. Swimming is allowed on the right side of the beach, while the left part is reserved for the fishermen, who haul their dinghies on the beach and use old ones, called "caloges", to store their equipment.

Baedecker could write the same thing today!

12 octobre 2009

"Colonne de Gatteville nouveau phare de Barfleur"


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A l'extrémité nord-est du département de la Manche, s'étend, le long de la mer, la commune de Gatteville. Là, sur un banc de rochers battus par les flots, s'élève, depuis peu d'années, une colonne plus haute que la colonne de la place Vendôme à Paris; que la colonne Alexandrine à Saint-Pétersbourg ; que la colonne appelée le Monument à Londres ; en un mot, la plus haute colonne du monde. Elle ne porte ni inscriptions ni bas-reliefs. Elle ne rappelle aucun événement funeste à l'humanité. Elle est uniquement consacrée à protéger la vie des hommes contre d'inévitables périls. Cette colonne toute de granit, ainsi que les bâtiments qui forment à l'entour une base majestueuse, est faite avec tant d'art, qu'on la croirait d'un seul bloc. On dirait un de ces monuments appartenant à la vieille et savante Egypte. Les proportions en sont si heureuses, qu'elle charme également la vue, soit que de près l'oeil étonné en mesure la hauteur, soit que de loin elle se dessine dans l'azur du ciel, confondu à l'horizon avec celui de la mer....

(Lu dans "Colonne de Gatteville nouveau phare de Barfleur", par M. Edom (1839))

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At the extreme tip of the Cotentin peninsula, you will find, along the shore, the village of Gatteveille. Here, on a bank of rocks battered by storms, rises a column higher than the one on Place Vendome in Paris, higher than the Alexandrine Column in Saint-Petersburg, higher than the Monument in London; in a word, the highest column in the world. On it, no inscriptions, no sculptures, no friezes. It does not commemmorate a terrible event. It is dedicated exclusively to the protection of mankind against unescapable dangers. This column, all in granite, with auxiliary buildings that form an elegant pedestal, is built with such ingenuity that it seems made of a single block of stone. It looks like a monument straight from ancient, learned Egypt. Its proportions are so pleasing, as much at close range, when the eye, surprised, attempts to estimate its great height, or from afar, when it stands tall against the blue sky merging into the blue sea on the horizon.

(As read in "Colonne de Gatteville nouveau phare de Barfleur", by M. Edom (1839))

7 octobre 2009

Grandcamp: Ciel de soir / Echouage


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Les journées sont longues à Grandcamp l'été, et bien après diner, on trouve des gens sur la plage qui font leur dernière promenade ou leur dernière partie de pétanque.

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Autrefois, avant la construction du port, les grandes barques chalutières s'ancraient dans la baie de Grandcamp, près de l'épi. Les pêcheurs se servaient de petits picoteux pour débarquer leur poisson sur la cale, près des halles. A marée basse, les barques échouées gisaient sur un bord, sur le sable, comme de gros cétacés noirs. C'était pendant ces quelques heures que les équipages travaillaient sur la quille.

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The days are long in the summer in Grandcamp, and after dinner, you will see people playing on the beach or taking their last stroll before sunset.
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In the old days, the large fishing boats of Grandcamp dropped anchor in the bay, close to the wooden pier. Fishermen unloaded their catch with rowboats called picoteux, on the boatramp, near the wholesale market. At low tide, the boats would lean on their side, like large black whales beached on the sand. It was during these few hours of low tide that the crew worked on the hulls.

2 octobre 2009

Cap de la Hague: Hortensias /Jeanne de Jobourg


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Après notre longue randonnée sur le sentier des douaniers vers le Nez de Jobourg, on récupère à l'Auberge des Grottes, juste au bord de la falaise à la Pointe de Voidries. Deux crêpes sucrées, une bouteille de cidre bouché, la vue splendide sur la mer qui s'étend derrière les hortensias jusqu'au phare de Goury, et on est prêt à repartir.
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Mon pays est magique, il résiste à la bêtise des hommes. Il a résisté certes, mais jusqu'à quand se battra-t-til? Je ne serai certainement pas là pour avoir la réponse, je serai disparue pour un autre paradis.
Le charme de la presqu'ile de La Hague est qu'au bout de notre nez, si toutefois on prend le temps de le lever, il y a la mer. Elle nous entoure à chaque route ou rue, à portée de vue, au bout de chaque horizon. Elle offre tout ce qu'elle peut, encore faut-il bien vouloir prendre ce qu'elle attribue à nous tous sans conditions. De chaque fenêtre, nichée au creux des toits, sous son enveloppe de bleu, l'océan nous guette. Parfois, au détour d'un quemin (chemin) pentu ou perché au haut d'une falaise, vous pourrez avoir l'impression de n'avoir qu'un pas à faire pour marcher sur l'eau. Elle se rend proche de nous, ce n'est qu'illusion d'optique certes, en fait, ici, la mer obsède...

(Lu dans Jeanne de Jobourg: Paroles d'une paysanne du Cotentin, Par Catherine École-Boivin, publié aux Editions Cheminements)

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After a long hike on the edge of the cliffs around the Nez de Jobourg, we stop for a well deserved break at the Auberge des Grottes, on top of the Point of Voidries. A couple of sweet crêpes, a bottle of sparkling cider while taking in the magnificent view of the sea beyond the border of hydrangeas, all the way to the lighthouse at Goury, and we are ready to go again.
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My country is pure magic, it resists the stupidity of mankind. It has resisted, so far, but how much longer will it keep on fighting? Certainly, I won't be around to find out, I will be gone to another paradise.
The charm of the peninsula of La Hague is that, just in front of us, as long as we take the time to look, there is the sea. It encircles us, at the end of every road, every street, around every corner, at the tip of every horizon. The sea offers what it can, and we have to take that without conditions. From every window hidden under the roof line, the ocean is watching from under its blue blanket. Once in a while, on a steep path suspended upon a cliff, you feel that with your next step, you will be walking on the water, the sea seems that close. It's an optical illusion of course, but, here, the sea is really an obsession ....

(Read in Jeanne de Jobourg: Paroles d'une paysanne du Cotentin, by Catherine École-Boivin, pulié published by Editions Cheminements)