31 juillet 2009

La Hague: Nez de Jobourg / Douaniers et Fraudeurs (suite)


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On continue la randonnée sur le sentier des Douaniers, et on poursuit les fraudeurs de Jobourg.

En fin d'après-midi, le soleil est bas sur la mer et le bord de mer est en contre-jour - pas la situation idéale pour la photo.

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Le XIXe s. fût l'âge d'or de la contrebande du tabac entre La Hague et les îles anglo-normandes. On disait alors que le Haguais "fraude comme il respire". Malgré la présence vigilante de la Douane, les gens de la Hague se livrent avec succès à la fraude sur le tabac. La tradition orale a laissé de nombreux témoignages sur les farces que les fraudeurs pouvaient jouer aux gabelous.

En voici une, racontée par Paul Ingouf (Je dois préciser la location des lieux mentionnés: Herqueville se situe à quelques kilomètres au sud-est de Jobourg, alors que Goury est directement au Nord):

Un soir de 15 Aout à la Maison Blanche, l'auberge du village de Jobourg, la fête bat son plein. Paroissiens et douaniers devisent gaiement devant les dernières bouteilles de cidre bouché de la journée, lorsqu'au dehors se font entendre des hurlements. La porte s'ouvre violemment et un journalier tout ensanglanté, les vêtements déchirés, trempé, hors d'haleine: "Fermez la porte, elle revient me rechercher! elle me court après!".
- Mais que se passe-t-il, lui demande-t-on.
- N'sortez as si vous t'nez à vot'vie, elle est là, j'l'entends, ne lui ouvrez pas.
Un jeune brigadier des douanes, nouveau venu dans la Hague, s'approche alors:
- Qu'y-a-t-il, mon brave,que vous est-il arrivé?
- C'est la dame...la Dame du Vivier qui m'court après. J'n'y croyais pé mais d'pis que j'l'ai vée à Herqueville, d'pis que j'me suis battu d'aveu,j'suis ben obligé d'y croire.
- Mais ca ne tient pas debout, c'est une blague, quelqu'un a voulu vous faire marcher. Aves mes hommes, nous allons vous reconduire chez vous. Vos amis vont venir également et vous nous paierez une bonne bouteille avant que d'en rire.
- Ah non, brigadier, dit l'une des personnes attablées. Si vous êtes curieux, allez-y avec vos hommes mais pas avec nous. Dans la région, on ne plaisante pas avec la Dame du Vivier. Nous, on rentre à la maison se barricader, car on ne tient pas à être jeté en pâture à ses poissons. Y'en à déjà de trop qui y sont allés et n'en sont pas revenus.
- Faites attention, brigadier, dit timidement un douanier, il vaut mieux être prudents. Demain matin, il ne sera pas trop tard pour prévenir les gendarmes et faire l'enquête.

Devant l'assistance apparemment effrayée, le brigadier n'insistera pas mais, pour ne pas perdre la face, conduira la patrouille à Goury. Sous Herqueville, cette même nuit, "une bottelée de p'tun" parviendra sans encombre à la côte.

Les pouquetons de tabac seront débarqués par ceux-là même qui deux heures auparavant se trouvaient à la Maison Blanche paralysés de peur.

(La prochaine fois, une autre histoire)

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We continue our hike on the customs officers trail, and we stay on the trail of the smugglers of Jobourg.

In late afternoon, the sun is getting low over the sea, and the shore is backlit.. Not the ideal situation for photography.

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The 19th c. was the golden age for smuggling tobacco between the Channel Islands and La Hague. It was said then than people from La hague smuggled as they breathed. Despite the vigilance of the Customs, smuggling tobacco was a very successful entreprise. Oral traditions left us with numerous stories of jokes played on the "gabelous" by the smugglers. Here is one, as told by Paul Ingouf:

On the evening of August 15 (A holiday in France) at the White House, the inn in the village of Jobourg, everyone is celebrating. Parishioners and customs officers sing cheerfully together, accompanied by the last bottles of sparkling cider. Suddenly, horrible shouts can be heard outside. The door is thrown opened, and in comes a day laborer, covered with blood, his clothes in tatters, out of breath: "Shut the door, she is coming to get me, she is after me!"
- What's going on, some one asks.
- Don't go outside if you value your life. I can hear her, don't open the door!
A young customs officer, newly assigned to the area, approaches the laborer:
- What is it, brave man, what happened to you?
- It's the lady, the Lady of the Hatchery who is after me. I did not believe all these stories, but since I saw her at Herqueville (a few miles south-east of Jobourg)and I had to fight her back, I sure believe it now.
- This does not make any sense, it's just a joke that some one is playing on you. I will walk you home with my men. Your friends will come too, and you will open a good bottle so that we can all laugh about it.
- No way, officer, said one of the parishioners sitting at the table. If you're curious, you can go there with your men, but we're not going. Around here, the Lady of the Hatchery is no joke. We are just going to go home and lock the doors, we don't want to end up as food for her fish. There are already too many who went to find her and never came back.
- Watch out, officer, said timidly one of his men, better be careful. We can alert the police and file our report tomorrow morning.

In front of this crowd of frightened men, the officer does not insist. But, not wanting to lose face, he takes his men on a patrol to Goury (just north of Jobourg). In Herqueville, that same night, a boat loaded with tobacco reaches the coast without any problem.

The bales of tobacco were unloaded by the same men who, just moments earlier, were arguing at the White House, paralyzed by fear.

(Another story next time)

27 juillet 2009

La Hague: Nez de Jobourg / Douaniers et Fraudeurs


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Une autre randonnée sur le sentier des Douaniers, on admire le paysage et on parle des fraudeurs de Jobourg.
(Pour les autres vues du Nez de Jobourg, cliquez sur Nez de Jobourg à droite)

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Jean-Paul Lecouvey, maire de Jobourg, a écrit une petite histoire de la fraude autour du Nez de Jobourg, "Entre Terre et Mer". Elle commence ainsi:

Le chemin des douaniers trace au milieu de nos costils une mince ligne qui sépare deux univers que tout oppose: la terre et la mer. Ce petit sentier longe les falaises de Jobourg et traverse les landes rases et desséchées par les vents marins.

Par le jaune senteur coco des ajoncs en avril, les mauves profonds des bruyères en été, les rouges feu des fougères a l'automne, les verts sombres des herbes grasses, les gris immuables des murets, les ocres caillouteux de ces terres encore inviolées, le noir brillant des rochers découverts à marée basse, le blanc des écumes bouillonnantes, les bleus mouvants de la mer, ce sentier nous offre, à chaque détour, des images que l'on grave, sans jamais se lasser, au fond de nos yeux.

Autrefois, les douaniers ont parcouru ce chemin, non par plaisir, mais afin de surveiller le littoral. Les gabelous, comme on les appelait, scrutaient la mer pour rechercher les fraudeurs qui se livraient à un commerce illicite avec les iles anglo-normandes.

Les gabelous, par leur pas sans cesse répétés, ont tracé cette ligne indélébile qui sépare la terre de l'océan, le connu de l'inconnu, la securité du risque, l'immobilité de l'éternel mouvement. Les fraudeurs ont, quant à eux, sans relâche par leurs incessantes et dangereuses escapades nocturnes, réuni cette terre et cette mer. Tout semble les opposer, mais leurs chemins se croisaient souvent et ils étaient parfois emprunts d'une certaine complicité dans ce pays rude où il fallait se serrer les coudes pour surmonter les difficultés de la vie quotidienne.

(A suivre)
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Another hike around the Cape of La Hague and the Nez de Jobourg.

(For previous views, click on Nez de Jobourg on the right)
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Jean-Paul Lecouvey, mayor of Jobourg, has written a short history of smuggling around the Point of Jobourg, "Between Land and Sea". Here is how it starts:

The customs' officers trail traces in the middle of our pastures a narrow line which divides two worlds in complete opposition: The land and the sea. This narrow path runs along the cliffs of Jobourg and crosses the moors left bare and dry by the winds blowing off the ocean.

With the yellows of the broomflowers in April that smell of coconut, the deep purples of the heather in summer, the flamboyant reds of the ferns in the fall, the somber greens of the tall grasses, the unchanging grays of the stone walls between the pastures, the ochres of the stony bare earth, the shiny blacks of the reefs uncovered by the tides, the whites of the breaking waves, the ever changing blues of the sea, this path gives us, around every turn, images that stay forever in the back of our eyes.

In the old days, customs officers walked this path, not for leisure, but to keep an eye on the shore. These "gabelous", as they were called, scanned the sea, looking for smugglers who brought in illegal goods from the Channel Islands.

The "gabelous", by their steps endlessly repeated, have traced this indelible line of demarcation between land and sea, the known and the unknown, security and risk, immobility and eternal movement. The smugglers, on their part, have united land and sea by their incessant and dangerous nightly escapades. Everything seems to oppose "gabelous" and smugglers, but their paths always crossed and there was a bit of complicity between the two groups in this rugged country where people have to come together to overcome the difficulties of everyday life.


(To be continued)

22 juillet 2009

Grandcamp: Miroir, Miroir,....


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Un autre chalutier qui admire sa toilette - avec un peu de ...maquillage appliqué en post-traitement.
Les autres reflections dans le port de Grandcamp sont ici et .

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Another trawler admiring its brand-new outfit - with a bit of extra ... make-up applied in post-processing.
Other reflections in the harbor at Grandcamp are here and there.

17 juillet 2009

Port-Racine: Vacances à la mer


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Photo de vacances à Port-Racine. A marée basse, le port devient plage.
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Port-Racine, sur la côte nord de La Hague, c'est le plus petit port de France.

Jacques Prévert, qui habitait dans le coin, l' avait décrit ainsi: «si petit qu'on dirait qu'il est ancré dans le sable».

Port-Racine s’ancre dans une histoire ancienne car il est niché au nord-ouest de l’anse Saint-Martin, la plus grande de la pointe de la Hague. La première mention écrite de son utilisation comme mouillage nous vient de Gilles de Gouberville, gentilhomme du Val-de-Saire, qui indique dans son journal, à la date du 2 juillet 1558, avoir attendu une marée favorable pour se rendre à Aurigny à la « pierre de Sainct-Germain », aujourd'hui La-Roche-du-Var qui culmine à 49 m d’altitude derrière le port.

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Holiday photo from Port-Racine. At low tide, the harbor becomes beach.
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Port-Racine, on the North coast of La Hague, west of Cherbourg, is the smallest harbor in France.

Jacques Prévert, who lived a few minutes from here, described it as "so tiny it seems anchored in the sand".

Port-Racine is anchored in ancient history. It is nestled at the Northeast corner of Saint-Martin bay, the largest in the region. The first written mention of it being used as an anchorage comes from Gilles de Gouberville, a noble landowner from the Val-de-Saire. He wrote in his journal, on July 2nd, 1558, that he had to wait for a favorable tide to sail to Alderney Island at the « pierre de Sainct-Germain », a promontory which rises 150 feet just behind Port-Racine and is now named the Roche-du-Var.

13 juillet 2009

Omaha Beach: Les Braves


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Nouvelle visite sur la plage de St-Laurent-sur-Mer. On avait vu l'oeuvre d'Anilore Banon ici. Voici une autre image, en noir et blanc, cette fois.
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Anilore Banon, créatrice des "Braves", parle de son oeuvre dans un interview donné à France Télévision:

Pourquoi ces oeuvres monumentales ?
C'est un hommage à ces hommes, à leur courage, à la volonté qu'ils ont eu de se mettre en danger, de quitter leur territoire, leur liberté pour aller défendre la liberté en danger d'autres peuples. Ce qui explique le nom donné "Les Braves".

Que symbolisent vos oeuvres ?
Le monument est composé de trois sculptures qui se complètent et qui symbolisent ces vies qui renaissent pour apporter l'honneur et la liberté représentés par les piliers du centre qui se lèvent et se dressent contre la barbarie ; les voiles, de chaque côté, évoquent la solidarité, les peuples qui sont venus entourer cet élan et ce courage pour apporter espoir et fraternité. Elles symbolisent la mer car c'est par là que tout est arrivé, c'est là que les peuples unis ont permis cette libération.

Pourquoi avoir choisi la plage d'Omaha à St Laurent ?
Sur cette plage, rien ne rappelle les évènements historiques qui se sont déroulés il y a soixante ans. Pour les vétérans américains et leur famille il n'y a pas d'endroit plus sacré qu'Omaha devenue une "légende", d'ailleurs ils rapportent toujours du sable de cette plage, pour eux un mémorial est particulièrement approprié pour commémorer le courage de ces soldats qui ont sauvé l'Europe.

Quel rôle doit avoir ce monument ?
Ces statues doivent entretenir la mémoire du lieu et doivent être à la hauteur des hommes qui ont foulé le sable et ne sont jamais revenus. J'aimerais d'abord qu'elles se fondent, qu'elles appartiennent à l'histoire, aux évènements et donc qu'elles s'intègrent comme si elles avaient toujours été là, et, ensuite, qu'elles rappellent que la mémoire continue de façon vivante et positive.

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Another visit on the beach at St-Laurent-sur-Mer. We had seen the sculptures of Anilore Banon here. Here is another picture, this one in black and white.
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Anilore Banon, the creator of the "Braves", speaks about her work in an interview with France Television:

Why these monumental works?
It's an homage to these men, to their courage, their willingness to risk their lives, to leave their country, their freedom, to defend the liberty of others. Which is why I called them "The Braves".

What do they represent?
The monument is composed of three distinct sculptures that complete each other and symbolize lives springing anew to bring honor and freedom - as represented by the columns in the center, which rise and stand tall against barbarism; The sails, on each side, evoke the solidarity of the people who supported this crusade to bring back hope and fraternity. They are a symbol of the sea, as it is from the sea that everything started, and from where came the liberators.

Why at Omaha Beach, on the beach of St Laurent?
On this beach, there is nothing to recall the events of 60 years ago. For the American veterans and their families, there is no place more sacred then Omaha Beach. It has become a "legend", so much so that they always take a handful of sand to bring back home. For them, who saved Europe from tyranny, a monument to commemorate their courage is most appropriate.

What role do you expect for this monument?
These statues must help us remember what happened here and pay homage to the men who landed on this beach, walked on these sands, and never went back home. I would like them to become part of history, part of this place as if they had always been there, and also, I wish that they remind us that we must never forget.

8 juillet 2009

Grandcamp: Un picoteux sur la cale / Un Picoteux? C'est quoi?


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Ce petit bateau est presque toujours là, échoué sur la cale à l'entrée du port de Grandcamp. Ce matin-là, il avait l'air tout pimpant, avec un beau coup de peinture fraiche.

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D'après M. Alphonse Karr, dans son livre: Pêche en eau douce et en eau salée, publié en 1878, les picoteux sont des petits bateaux de pêche typiques des côtes de Basse-Normandie, de treize pieds de longueur et pouvant tenir deux ou trois hommes. Ils sont pointus par les deux bouts, et n'ont ni avant ni arrière, ce qui est commode pour les échouages: on n'a pas besoin de retourner le canot pour le mettre à l'eau.

Le nom de «bateaux picoteux » était déjà utilisé au 17e s. pour désigner les petits bateaux qui pratiquaient la pêche au picot, filet chargé de pierres, aux mailles larges, pour prendre les poissons plats.

L'Encyclopedie de Diderot décrit ainsi la pêche au picot:

Les pêcheurs qui font cette pêche ne sont qu'au nombre de deux seulement dans les bateaux picoteux ; quand ils font la pêche du picot en grande traîne à la mer, ils fournissent chacun une piece de filet qu'ils joignent ensemble ; ils soutiennent qu'ils font leur pêche à cinq & six lieues au large sur dix brasses d'eau ; on peut juger du risque qu'ils courent éloignés de la côte dans de si petits bateaux ; ils assurent encore que le filet va quelquefois entre deux eaux, & quelquefois qu'il se soutient à fleur d'eau, au moyen des flottes de liege dont la tête est chargée, & qu'il dérive au gré de la marée sans être traîné sur le fond.

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This small boat is practically always there, on the ramp in front of the harbor of Grandcamp. That morning, it looked brand new, refreshed with a new coat of paint.
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According to Mr. Alphonse Karr, in his book: Fishing in fresh and sea-water, published in 1878, the small fishing boats called "picoteux" are typical of the coast of Lower-Normandy. Built at a length of 13 feet, they can hold 2 or 3 fishermen. Both the front and rear are pointed, which makes it easy to beach them: No need to turn the boat around to get back in the water.

The name "picoteux" was already in use in the 17th c. to designate small boats that used a "picot", a net loaded with stones, with large openings, used to catch flat fish.

In Diderot's Encyclopedie, we found a description of this way of fishing:

The fishermen who practice this method of fishing work in pairs in "picoteux". They each bring a net that they join together. They fish 5 or 6 leagues away from shore, in waters that are 10 fathoms deep. It is evident that being so far out in such small boats can be very risky. They keep the nets in deep water, or sometimes near the surface, using cork floaters, in such a way that they drift with the tides without dragging on the sea floor.

3 juillet 2009

St-Vaast-la-Hougue: Le Phare / Histoire d'huitres


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La dernière fois, à St-Vaast-la-Hougue, on s'était arrêté devant l'avant-port. On continue la promenade, on passe le chantier naval, la Chapelle des Marins, et on arrive sur la jetée. Au bout, face à l'ile de Tatihou, se dresse le phare.
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Autrefois, on allait pécher les huîtres sur les bancs naturels et on les reparquait sur l’estran (partie du fond marin découverte à marée basse) afin de les stocker et de les trier. Grâce à sa disposition, St-Vaast la Hougue était l’un de ces sites de reparcage.

En 1820, suite à un froid intense, un pécheur perdit la quasi totalité des huîtres qu’il avait parquées. Quand il voulut vider son parc des coquilles des huîtres mortes, il constata qu’elles étaient couvertes de petites huîtres qui étaient venues s’y fixer : on venait de redécouvrir l’ostréiculture.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la pêche décroît en même temps que les bancs d’huîtres s’épuisent. Parallèlement l’ostréiculture se développe.

Jusque vers 1963, l’élevage des huîtres à St-Vaast se faisait à même le sol. Les huîtres étaient semées à la volée puis hersées ou ratissées pour les sortir du sable. De nouvelles techniques ont permis une extension importante de l’ostréiculture. La technique d’élevage surélevé sur table en caisses puis en poches fut importée du Japon où elle était connue depuis les années 30.

Source: http://www.pleinemer.com/huitre.htm
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The last time we were in St-Vaast-la-Hougue, we stopped by the anchorage in front of the harbor. We continue our walk, past the shipyard and the Mariners'Chapel, and we arrive on the jetty. the lighthouse stands at the very tip, facing the island of Tatihou.
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In the old days, oysters were simply fished from the natural beds and then stocked over the foreshore (uncovered by the sea at low tide). St-Vaast la Hougue was one of those sites where oysters were stored. In 1820, following an intense cold, a fisher lost almost all the oysters he had parked. When he wanted to get rid of the empty shells of his dead oysters, he noticed they were covered with small oysters: he had rediscovered oyster breeding.

In the second half of the nineteenth century, fishing decreased at the same time as the oyster beds dwindled. Meanwhile oyster farming was growing.

Until 1963, the breeding of oysters in St-Vaast was on the floor. The oysters were thrown on the floor and then raked to pull them out of the sand. New techniques have allowed a substantial extension of oyster farming. The use of plastic pockets put onto iron frames was imported from Japan where it was known since the 30's.