26 février 2010

Cap Levi: Vent d'Ouest


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On laisse la voiture aux abords du port de Fermanville, blotti dans une petite baie face aux vents d'ouest.

On suit la route étroite qui mène au Fort du Cap-Lévi, et on continue sur la lande, le long de la mer.

Le phare n'est pas loin, et la promenade offre de beaux points de vue.
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La présence de hauts-fonds et de courants puissants a rendu nécessaire la construction d'un phare au 19 siècle pour protéger la progression des navires vers le port de Cherbourg. Le premier phare est bâti sur les plans de J de Serry entre 1854 et 1858. La tour carrée en granit gris s'élevait à 31 mètres.

Détruit en 1944, le vieux phare a été remplacé en 1947 par une tour de style Art Déco, sur les dessins des architectes Levasseur et Chauliat. La nouvelle tour est plus petite (28 mètres contre 31), mais a été construite à 2 mètres de plus au dessus de la mer. Son feu à éclat rouge produit par une lampe de 1500 watts lance un rayon lumineux toutes les 5 secondes, perçu jusqu'à 40 km. Le phare est automatisé depuis 1990.




You can leave the car by the tiny harbor in Fermanville, nestled in a bay facing the westerly winds.

You follow the narrow road that leads past the Fort of Cap-Lévi, and you continue across the moors and along the shore.

The lighthouse is not far, and you'll enjoy the scenery along the way.
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Because of all the reefs and the strong currents in the area, a lighthouse was first built in the 19th century to help navigation into the port of Cherbourg. The first one is constructed between 1854 and 1858, following the design of architect J. de Serry. It was a square tower in grey granite, over 100 feet high.

Destroyed during the war, in 1944, the lighthouse was replaced in 1947 by an Arts Deco-style tower designed by the architects Levasseur et Chauliat. It is 10 feet shorter than the original, but its base is 6 feet higher. Its red beacon lights up every 5 seconds, and can be seen from over 25 miles off shore. It was completely automated in 1990.

22 février 2010

Deauville: Les parasols / Le Festival du Cinéma Américain


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Deauville en fin de saison: Les parasols se rappellent encore de l'été!

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Les superproductions Américaines et le meilleur du cinéma indépendant d'outre atlantique sont à l'affiche en septembre à Deauville depuis 1975 : le Festival du Cinéma Américain rend hommage aux plus grandes stars, braque ses projecteurs sur acteurs et réalisateurs, et ne cesse de montrer les plus beaux atouts du cinéma Américain.
. En marge du festival, les nuits américaines font briller les lumières de Deauville jour et nuit : des grands classiques, tous genres confondus, sont projetés pendant 10 jours, 24h sur 24, pour le bonheur des cinéphiles.



Deauville at the end of the summer season: The beach umbrellas still remember the warm sunny days!

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Both large American blockbusters and the best independent films are shown every September in Deauville since 1975: The American Film Destival celebrates the stars, the directors, and everything that's special in American cinema.

Off the main festival, the American Nights bring Deauville to life all night long: Classic movies, of every genre, are featured during 10 days, 24 hours a day, for the pleasure of all cinephiles.

17 février 2010

Grandcamp: L'Epi au clair de lune


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L'épi, le soir, après le coucher du soleil. Quand la mer est haute, c'est l'occasion de faire des poses longues...
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L'épi vient d'être reconstruit, exactement comme il était avant les tempêtes de l'hiver dernier, en chêne, comme l'original. Il restera donc un sujet pour les photographes, comme Bruno Mercier, qui est venu juste avant la reconstruction et dont les photos font partie d'un projet qu'il appelle Léviathan.



The pier, in the evening, after sunset. At high tide, it's a good time for long exposures.
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The pier was just rebuilt, as it was before last winter's storms destroyed it, all in oak, like the original.

It will still be the subject of many photographs, like those of Bruno Mercier, who stopped by just before the reconstruction for his Leviathan project.

12 février 2010

La Hague: Vauville: Bouquet de fleurs pour la St-Valentin


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A deux pas de la mer, entre le Nez de Jobourg et le Cap de Flamanville, le village de Vauville s'étire le long d'un ruisseau au cours vif qui longe la rue et irrigue de beaux massifs de fleurs.
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A Vauville, du haut d'une lande très-élevée, d'où la vue plane au loin sur les dunes sablonneuses d'une grande baie, sur les falaises qui, avec leurs bords variés, leurs débris de rocailles et leurs précipices, se recourbent comme un grand calmar pour renfermer une partie de la mer, au loin sur ces belles îles enlevées à la France, et qui ne paraissent que comme une brume à l'horizon, et auprès, sur l'ancien prieuré de St-Hermel, situé comme un vieux fort du moyen-âge au sommet d'une colline voisine, on trouve un monument d'une cinquième espèce, auquel les savants ont donné le nom de galeries couvertes. Celui de Vauville porte chez les habitants celui de roches pouquelées, ou pierres pouquelées, c'est-à-dire adorées. Il y a dans le Cotentin plusieurs autres galeries couvertes. Elles paraissent toutes avoir consisté en une double rangée de pierres, presque toujours de grès quartzeux ou de quartz grénu, rarement de granit, apporté de loin, recouvertes de roches de la même espèce. La largeur intérieure est de trois ou quatre pieds, la hauteur varie de 2 à 4 pieds et leur longueur de 35 à 60 pieds. On les trouve presque toujours sur des hauteurs. Les habitants du pays racontent que ces pierres ont été apportées par les fées, nation d'une taille extrêmement petite ; ces galeries étaient leur demeure et contiennent encore leurs trésors




A few steps from the shore, between the Point of Jobourg and the Cape of Flamanville, the village of Vauville stretches along a narrow creek that runs swiftly along the street, watering gorgeous displays in the flower beds.

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In Vauville, from the top of a high moor, the eye flies in the distance over the sandy dunes of a wide bay, over the cliffs, where the varied coastline, the piles of rocks and the steep slopes seem to enclose part of the sea like a giant octopus, and toward those pretty islands taken away from France that look like a bank of fog on the horizon. Nearby, the ancient priory of St-Hermel, stands like an old medieval castle on top of the hill. This is where we find a different kind of monument. Historians call it a covered gallery, but for the inhabitants of Vauville, it's the "roches pouquelées", or revered stones. You will find in the area several covered galleries, a double row of stones, covered with a flat roof of similar stones. They are three or four feet wide, 35 to 60 feet long, always on the highest point in the landscape. The villagers will tell you that these stones were brought by tiny fairies. The galeries were their home, and their treasure is still buried there.

8 février 2010

Barfleur, vu du phare / On reparle de la Blanche-Nef


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Pas facile à trouver, l'accès au phare à Barfleur:
Il faut quitter le village par la route qui longe la côte par le sud, et juste après le pont, prendre une rue étroite à gauche. Elle mène à la digue, et on peut stationner sur le terre-plein sur la gauche, tout près du phare.
Et on est récompensé par cette belle vue sur Barfleur.
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On a parle ici du naufrage de la Blanche-Nef en 1120, une histoire qui va alimenter pendant des siècles les légendes des chasseurs de trésors de tous horizons.

Un chercheur du CERES Recherches et Expertises sous-marines y succomba aussi:

Robert Stenuit, c’est quasiment le meilleur en cette période de fin des années 1970.
Bien entendu il s’intéresse à la Blanche Nef et son fabuleux trésor, et passe de nombreuses années, comme à son habitude, à rechercher d’abord, dans les archives, avant d’aller plonger.

Moi aussi, bien entendu, étant de la région de tous ces fameux chasseurs de trésors, je me suis moi intéressé au naufrage de la Blanche nef.

Je suis allé plonger de nombreuses fois sur le rocher Quillebeuf, et ai, tout comme Stenuit espéré y retrouver des reliques. surtout qu’après avoir gratté sur le sable, j’ai trouvé ça et là, des morceaux de bois, des chevilles en bronze. Bref des morceaux d’épaves.

Pour moi le trésor n’était pas loin !

Et puis un jour, j’ai fait la connaissance de Robert Stenuit et nous sommes devenus amis.

Je lui parle bien évidemment de la Blanche Nef, et il sourit en me racontant sa propre histoire. Comment après des années de recherches en archives il est arrivé à cette terrible conclusion :

Le navire et son trésor ont été renfloués !

Et là de me citer Orderic Vitalis et son Histoire ecclésiastique :

"Quand les marins de la cote ouirent la nouvelle du désastre, il s’en furent en quête du navire naufragé qu’ils tirèrent au rivage avec tout le trésor du roi et on retrouva presque tout ce qui avait été en le navire, à l’exception des hommes".

La déception fut grande, et j’ai alors compris que j’avais trouvé les restes d’un autre naufrage bien plus récent : La luna !



Not easy to find, the way to the lighthouse at Barfleur:
You leave town by the coastal road to the south, and just after the bridge, you turn left into a narrow street which leads to the jetty. You can park at the dirt landing on the left, just next to the lighthouse.
Your reward will be this view of Barfleur.
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We spoke here about the sinking of the Blanche-Nef in 1120, a story that will feed the legends of the treasure hunters for centuries.

A researcher at the CERES, the center for undersea research, fell under its spell:

Robert Stenuit, he was the best at that time, in the late 70s.

Of course, the Blanche-Nef sparked its interest, and for many years, he did a lot of research in the archives before diving.

And me, of course, being from the area where all these treasure hunters came from, I got interested in the Blanche Nef.

I dove may times over the Quillebeuf reef, and I, just like Stenuit, hoped to find a few things in the sand. And indeed, after scratching the surface here and there, I found pieces of wood, and a few bronze pegs.

Pieces form the wreck!

The treasure could not be far off!

And then one day, I met Robert Stenuit and we became friends.

Of course, we got to talk about the Blanche Nef, and he smiled while telling me his own story: After years of research, he solved the puzzle:

The Blanche-nef and its treasure were pulled out of the water.

To proof his point, he quoted Orderic Vitalis and his Ecclesiastic History:
"When the local sailors heard about the sinking, they went out to look for the ship, and pulled it to the shore with all the Kings' treasure, and nearly everything was found, except the passengers and crew."

I was devastated, and realized that what I had found came from a much more recent wreck, that of La Luna.

3 février 2010

St-Vaast-la-Hougue: L'avant-port / Bataille de la Hougue: Les épaves


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La dernière fois qu'on était à St-Vaast-la-Hougue, la mer était basse.
Cette fois, la mer monte, et dans l'avant-port, les chalutiers se redressent peu à peu.
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Le 2 juin 1692, à l'issue des batailles de Barfleur et de la Hougue qui virent s'opposer la flotte de Louis XIV, emmenée par l'amiral Tourville, aux escadres coalisées anglo-hollandaises, douze vaisseaux français, venus chercher refuge en rade de la Hougue, près du port de Saint-Vaast-la-Hougue, sur la côte nord-est du Cotentin, furent incendiés par les brûlots et les explosifs des chaloupes anglaises. Dans les années qui suivirent la perte des vaisseaux, d'intenses campagnes de récupération méthodique, orchestrées directement depuis Versailles, furent menées sur les épaves. Canons de " fonte verte ", tonneaux de poudre, espars et accastillage divers purent ainsi être récupérés et acheminés vers les entrepôts du royaume.

Réservoir inopiné de bois et de fer pour les populations côtières et zone de prédilection des pêcheurs pour y mouiller leurs engins de pêche, ces épaves tombent pourtant peu à peu dans l'indifférence, voire l'oubli, jusqu'à leur redécouverte officielle en 1985, quand elles furent déclarées aux Affaires Maritimes. Des recherches systématiques furent alors entreprises.

Les épaves de cinq vaisseaux de ligne de premier rang, soit les plus grands de la marine du Roi, sont situées par faible profondeur, en arc de cercle au pied de l'île Tatihou, sur un fond de sable coquillier. Armés chacun de 80 à 84 canons, ils possédaient tous des caractéristiques nautiques équivalentes. Leurs dates de lancement s'étalonnent entre 1665 et 1692, dates contemporaines de la réforme entreprise par le ministre Colbert puis ses successeurs pour améliorer la flotte royale. Construits dans les trois principaux arsenaux du royaume de Toulon, Rochefort et de Brest, issus des mains de quatre maîtres charpentiers (le hollandais Gédéon Rodolphe, le provençal François Chapelle, le rochefortais Honoré Malet et le génois Blaise Pangalo), l'étude archéologique de leurs vestiges offre en outre la possibilité d'appréhender l'ensemble des méthodes, des techniques et des procédés de construction utilisés en ce dernier tiers du XVIIe siècle.




The last time we saw the jetty at St-Vaast-la-Hougue, it was low tide.
This time, the sea is rising, lifting the trawlers from the sandy bottom.
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On June 2 1692, at the end of the Battle of Barfleur, which opposed the French Royal Navy of Louis XIV, commanded by Admiral Tourville, to the anglo-dutch fleet, twelve French warships found refuge in the bay of La Hougue, just outside the port of Saint-Vaast-la-Hougue, on the North-East coast of the Cotentin peninsula. They were all destroyed by English fireships and longboats laden with explosives.

In the following years, the French government orchestrated the recovery of whatever was of military value from the wreckage, Bronze cannons, barils of gunpowder, spars and sections of decking, which found their way into the royal warehouses.

The wrecks became a source of wood and iron, and a favorite fishing spot for the local population. But they soon were forgotten, until 1985, when they were officially rediscovered, a process which involved alerting the Ministry of Maritime Affairs. Shortly after, a systematic study of the site took place.

Five large warships, some of the biggest in the French Royal Navy, sunk in shallow water, in an arc around the island of Tatihou, on sandy bottom covered with shells. They carried from 80 to 84 guns, and were very similar in their architecture. They had been built between 1665 and 1692, as part of Colbert's plans to improve the navy, in the three main shipyards in France, Toulon, Rochefort and Brest, by the best naval carpenters of the time, Gédéon Rodolphe, a Dutchman, François Chapelle from Provence, Honoré Malet from Rochefort and Blaise Pangalo from Genoa.

The archeologic study of the remains presents a chance to catalog the construction methodology and the techniques in use at the end of the 17th c.